Car la lecture est une respiration. Elle est tout à la fois une sortie du monde, et une façon d’y entrer plus fort. 

Couverture Des hommes qui lisent

C’est sur cette citation que j’ai décidé de commencer ma chronique. Car je ne saurais rendre hommage à ce livre. C’est impossible. Je ne m’y attendais pas. Ce qui devait être un essai sur la politique de la lecture s’est transformé en un hommage de notre Premier Ministre à son père, plus généralement à sa famille. Édouard Philippe nous présente son histoire (familiale, politique et personnelle) à travers ses réflexions sur la lecture. Et comment ne pas tomber sous le charme lorsqu’on est, comme lui, passionné ? 

Certains reculeront peut-être, pensant qu’il s’agit d’un ouvrage hautement politique. Normal, étant donné qu’il est écrit par le Premier Ministre, qui l’a commencé en 2011, alors qu’il était maire du Havre. Mais il n’en est rien. Certes, Édouard Philippe nous parle de politique, mais à travers les livres. Il nous raconte la politique mise en place au Havre, notamment. Il déplore le fait que les politiciens ne prennent plus le temps de lire. Rien de barbant, écrit avec une plume fluide, agréable et pleine d’humour. 

Accéder à la lecture, c’est se doter d’une arme formidable : le droit d’imaginer, le droit de penser par soi-même et le droit de savoir.

Des hommes qui lisent, c’est aussi l’hommage d’un homme à sa famille, notamment à son père. Des souvenirs touchants, souvent liés aux livres. Le thème principal de l’ouvrage, donc. La lecture, l’amour des livres. Et en quels termes ! Édouard Philippe est amoureux des livres, en tous genres. Romans, essais, manuels, tout y passe et le lire nous raconter ses plus belles lectures est un pur délice. Le Premier Ministre est même amateur de polars, mot qu’il choisit précisément et son explication est savoureuse. 

Je me suis beaucoup reconnue dans les pages de ce livre, et, au vu des blogs que je suis, je pense que beaucoup s’y reconnaîtront à leur tour. Édouard Philippe ne se sépare pas de ses livres, ne les donne ni ne les prête. Quand bien même il s’agirait de livres qui ne lui plaisent pas ou qu’il n’a pas réellement envie de lire. 

Ils sont là, avec moi, et j’entends bien ne jamais m’en séparer. Le fait d’être assuré de leur présence est profondément rassurant. Qui dit que je n’aurai pas bientôt besoin de lire cet ouvrage dont je n’ai jusqu’ici parcouru, faute de temps, que la quatrième de couverture ? Qui dit que je n’aurai pas envie, un jour, de reprendre enfin le roman qui, il y a quelques années, m’était tombé des mains ?

Grâce à Édouard Philippe, j’ai envie de découvrir Céline, Si c’est un homme (Primo Levi) me fait moins peur (la peur d’être trop bouleversée…), j’ai envie de lire des livres qui sortent de ma zone de confort. Et je dirais même que j’ai encore plus envie (et besoin) d’écrire. 

Plus qu’un simple essai, ce livre est un récit, le récit d’un homme féru de lecture, qui partage sa passion avec nous, nous permettant ainsi de mieux le connaître et de partager ses pensées et réflexions. Édouard Philippe nous offre ce livre, et, comme il l’a si bien écrit : Offrir un livre, c’est transmettre une partie de soi. 

Je ne m’attendais pas à être autant absorbée par ma lecture. Certains livres vous ont-ils fait cet effet-là ? Avez-vous envie de lire Des hommes qui lisent ?

 

Publicités