Ironie du sort, c’est pour moi un recueil de poésie sur les tréfonds de l’âme humaine. 

Couverture Ironie du sort

Merci à l’auteure, Gabriella Bozzano, pour l’envoi de son recueil. Et merci au site SimPlement, qui permet les liens entre chroniqueurs et auteurs/éditeurs. 

Beaucoup de positif dans ce court recueil. Autant se débarrasser du négatif tout de suite. Et ce n’est rien de très grave, je vous rassure. Comme dans tout recueil, certains poèmes m’ont moins touchée que d’autres (ce qui me paraît normal) et j’ai eu quelques difficultés avec la suppression des pronoms devant les verbes (ce qui n’arrive pas tout le temps). Par exemple, si au lieu d’écrire «Et moi, je suis…», vous écrivez «Et moi, suis…». Question de goût personnel, tout simplement, ce qui n’enlève rien au travail de Gabriella Bozzano et aux thèmes qu’elle a abordés. 

Car les thèmes utilisés dans Ironie du sort me parlent.

Oui, vous avez bien lu, ils me parlent. Ils me parlent de moi, de l’auteure, de tout le monde… et du Monde avec un grand M. L’amour, sujet universel, la douleur, la mort, la maladie, les non-dits… La vie est faite de tout ça (oui, pas QUE, mais tout de même…). En plus, les poèmes, ainsi que les quelques nouvelles glissées à la fin du recueil, étant écrits à la première personne, c’est comme si quelqu’un nous parlait. Je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher de lire certains poèmes à voix haute. Je ne faisais pas exprès, c’est venu tout seul.

Sur le blog ReadLookHear, vous pourrez lire qu’il y a comme un spleen dans Ironie du sort. Je suis tout à fait d’accord. Les thèmes choisis ne sont certes pas les plus joyeux, mais, à mes yeux, ils font partie des plus «beaux». Dans le sens où chaque personne a un jour ressenti les douleurs et souffrances exposées par Gabrielle Bozzano. Et si ce n’est pas encore fait, ça le sera un jour. Parce que la vie est comme ça, tout simplement. N’allez pas croire qu’il s’agit donc d’un recueil entièrement négatif. Non. Il ne s’agit pas de ça. L’auteure a simplement su trouver les mots, de façon poétique, parfois imagée, pour parler de la vie. Des amours à sens unique, du fardeau de la souffrance, des non-dits et de la douleur qu’ils occasionnent. Mais aussi, comme l’a souligné Revanbane45, de l’espoir. Notamment avec le poème Vis, particulièrement inspirant, court et simple, mais percutant. 

 À lire absolument : les poèmes VisUne fin comme une autreMa tendre aimée et Complainte des morts. Pour n’en nommer que quelques-uns. 

73 pages. 

 

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