Premier tome d’une série qui débute en 1932, juste avant que les Nazis ne prennent le pouvoir. 

Couverture Amours fragiles, tome 1 : Le dernier printemps

Une suggestion de la bibliothécaire, après ma lecture de Collaboration horizontale. L’histoire de Martin, un Allemand, qui tombe amoureux de sa voisine, Katarina, qui elle, est juive. Cette histoire sera mal vue par certains de ses amis, ainsi que par des membres de sa famille, qui cèdent au boycott des Juifs par les Nazis.

Je me suis immédiatement attachée à Martin, touchée par sa sensibilité et sa timidité. Il n’ose pas vraiment imposer sa vision des choses à son père et à ses amis. Incompris de tous, il est un peu désemparé. Son père, sous ses airs détestables, cache quelques subtilités intéressantes. Je ne lui fais pas trop confiance, mais il a su me surprendre dans ce premier tome. Il y a bien sûr Katarina, nouvelle voisine de Martin. Elle est juive, aime lire et danser. Une jeune femme certainement attachante mais que l’on voit trop peu dans ce premier tome. 

Contrairement à beaucoup d’autres livres, qui parlent de la période de la Guerre ou de l’après-Guerre, Amours fragiles débute en 1932, avant l’arrivée au pouvoir des Nazis. C’est une période que je connais très peu, et je trouve intéressant de voir l‘évolution des personnages au fil du temps. Entre ceux qui soutiennent Hitler à fond, ceux qui croient en lui mais ne comprennent pas le boycott des Juifs, ceux qui ne le soutiennent pas au début, mais changent d’avis et ceux qui sont contre lui, il y a de quoi faire ! On nous présente des opinions tout en nuances, pour un rendu très réaliste, loin des clichés

Le visuel est agréable, mais certains personnages se ressemblent trop à mon goût. J’étais parfois un peu perdue, ne sachant plus qui était qui. J’ai fini par m’y faire. Parce que, pour moi, le plus important dans Amours fragiles, c’est de voir l’évolution de la pensée des gens. Individuellement, mais aussi collectivement. Ce premier tome n’est pas particulièrement riche en actions, excepté pour la fin ou l’horreur commence à montrer de plus en plus le bout de son nez. Et là, je ne parle pas que de la partie historique, mais aussi de certains personnages tout à fait mesquins.

Je vais vite aller à la bibliothèque emprunter les autres tomes ! J’espère en apprendre toujours plus, et assister à une histoire d’amour aussi belle que remplie d’émotions. 

Connaissez-vous cette série ? 

84 pages. Éditions Casterman.

Autres tomes chroniqués :

Tome 2 : Un été à Paris – Tome 3 : Maria – Tome 4 : Katarina – Tome 5 : Résistance – Tome 6 : L’Armée indigne – Tome 7 : En finir…

Publicités