Émotions à profusion. Découvertes poignantes et glaçantes. Un véritable coup de cœur pour cette BD.

Couverture Collaboration horizontale

Seconde Guerre mondiale. Un immeuble. Des gens qui subissent la guerre. Une femme juive qui se cache avec son fils, un jeune fille danseuse et prostituée (d’après ce que j’ai compris), un couple dont le fils est parti combattre, une jeune fille masculine, et une femme dont le mari est au combat qui tombe amoureuse d’un soldat allemand. Il y a bien sûr d’autres personnages, tous plus touchant les uns que les autres. 

Une lecture poignante, qui vous fera peut-être pleurer. Qui, surtout, vous fera entrer dans la vie quotidienne des habitants qui, chaque jour, se battent pour survivre. Manger devient de plus en plus difficile, les commérages vont bon train, sur tous les sujets, notamment sur Rose, qui s’absente bien souvent et qui se fait belle, alors que son mari n’est pas là. Des thèmes variés, tels que la violence, l’amitié, l’entraide, l’identité et l’amour sont abordés.

Mais l’amour ne se commande pas. Et il est parfois dangereux. Tragique. On se perd dedans, mais on ne peut s’en empêcher, malgré les risques connus. Et quand on voit le sort réservé aux femmes qui ont aimé un soldat allemand, le cœur lâche. Parce qu’en lisant l’histoire de Rose, on ne peut que s’attacher à elle. L’humanité est parfois bien cruelle. Peut-on la comprendre ? Peut-on encore s’en étonner ? 

C’est une histoire dure. Parce qu’elle fait partie de notre Histoire, et qu’elle nous touche, tout simplement. Parce qu’on se met à la place de chacun des personnages et que, malgré notre incompréhension des comportements de certains, on peut penser qu’à leur place, on aurait peut-être réagi de la même façon. 

Du côté graphique, c’est très travaillé, sombre et sobre, et certaines planches sont tout simplement magnifiques. C’est une découverte aussi belle dehors que dedans. À ne pas manquer, malgré un sujet sensible et particulièrement prenant, émotionnellement parlant. 

La BD Collaboration horizontale vous tente-t-elle ? L’avez-vous déjà lue ? Connaissez-vous d’autres BD sur les mêmes sujets ? 

143 pages. Éditions Delcourt (Mirages).

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