La Première Guerre mondiale, les poilus, les tranchées, la boue, toujours la boue…

Couverture Les Folies Bergère

La boue, celle qui fait peur, qui annonce les malheurs. Qui colle à la peau des soldats. Ceux qui ont créé leur espace Les Folies Bergère, synonyme de souvenirs plaisants. Pour tenir le choc. Essayer. Pour eux, pour leurs proches. Pour la femme qui attend un enfant ET le père de celui-ci. Pour la petite fille qui part chercher son père, car il n’est pas venu pour son anniversaire. Pour le petit qui embête Claude Monet parce que son soldat de frère sait dessiner les grenouilles.

Des dessins sombres et des dialogues qui démontrent bien l’absurdité et l’horreur de la guerre, l’horreur de ce qu’elle peut provoquer chez les hommes. Qui soulèvent le cœur, parfois, le serrent, aussi.

Je ne peux pas affirmer que ce soit un coup de cœur. Je me perdais parfois entre les personnages, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Peut-être pour me protéger de toutes les émotions que ce genre de lecture peut apporter.

Finalement, ce que je retiens des Folies Bergère, c’est son humanité. Des hommes de tous horizons qui se retrouvent, partagent les mêmes peurs, chacun à sa façon. Un Clemenceau qui se ressource auprès de Monet. De petits miracles. De l’amour. 

À découvrir, si ce n’est déjà fait !

96 pages. Éditions Dargaud.

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