Aujourd’hui, je vous emmène faire un tour à Broken Wheel, charmante petite ville de l’Iowa. Vous ne voudrez pas en repartir ! 

Couverture La bibliothèque des coeurs cabossés

Un petit roman (oui, enfin de 509 pages, tout de même !) feel-good, un livre doudou que beaucoup ont apprécié ! Déjà, lors de mes premières impressions, j’étais séduite par l’histoire et par la ville de Broken Wheel.

Petit récapitulatif : Sara, suédoise de 28 ans, a perdu son boulot de vendeuse en librairie. Elle part à la rencontre d’Amy, dame âgée avec laquelle elle a correspondu quelque temps, qui habite une petite ville de l’Iowa. Seulement, lorsque Sara arrive à Broken Wheel, elle apprend qu’Amy est décédée et qu’elle devra passer ses deux mois de vacances sans cette amie. Elle fera donc la connaissance des habitants de Broken Wheel seule, et tentera de redonner un souffle à cette petite ville… grâce aux livres ! 

Vous l’aurez compris : dans La bibliothèque des cœurs cabossés, on nous parle de livres. De quelques titres, clairement énoncés ou pas, mais aussi de l’effet que peut avoir la lecture, des émotions qu’elle nous procure… J’achète tout de suite ! La lecture, c’est le thème par excellence pour les grands lecteurs, non ?

On nous raconte les petites péripéties de Broken Wheel, ville comportant quatre rues (l’avantage, c’est qu’on a moins de risques de se perdre !). Katarina Bivald nous décrit une panoplie d’habitants tous un peu déjantés, avec leurs joies et leurs petits soucis. Si j’ai apprécié tous ces personnages, j’ai tout de même trouvé qu’ils étaient un peu trop nombreux. Du coup, ce n’est qu’à la fin du roman que j’ai réussi à me rappeler qui était qui. 

Quant au personnage de Sara, je l’ai tout bonnement adoré ! Je me suis reconnue en elle, je l’ai trouvée sympathique et pleine de bon sens, tout en ayant ce côté « bizarre » qui sied si bien à Broken Wheel. 

J’ai apprécié la plume de Katarina Bivald, assez humoristique (avec des noms de chapitres parfois géniaux) et fraîche. Le tout est parsemé de quelques lettres d’Amy à Sara, permettant de mieux connaître les habitants et l’histoire de Broken Wheel. Cela coupe aussi des chapitres « normaux » et aère le récit.

Et c’est utile ! Car les 509 pages, il faut les avaler ! On m’avait prévenu du début longuet, et du coup, je ne l’ai pas trouvé si long que ça… Il y a tout de même quelques longueurs dans le récit, il faut l’admettre. Une fois qu’on est rentré dans l’histoire, ça passe. 

Quand on a quelques réticences face aux événements du récit, ça peut paraître plus long…

C’est un peu ce qui m’est arrivé sur les 150/200 dernières pages. Une « romance » se forme, des événements loufoques arrivent, mais ils l’étaient trop pour moi. J’ai trouvé que la fin partait un peu dans tous les sens, et ça m’a moyennement plu. Je pense qu’il y avait moyen de faire autrement. De rendre les choses jolies sans faire dans l’abracadabrantesque. 

C’est le seul élément réellement gênant dans ma lecture. Sinon, j’ai trouvé que les relations entre les personnages étaient plutôt intéressantes et variées. Le thème de la vie dans une petite ville étant également intriguant, car l’auteur peut le traiter de n’importe quelle façon. J’ai aimé la manière dont Katarina Bivald transmet l’amour des petites villes dans son roman, donnant envie au lecteur de faire un tour dans un Broken Wheel. 

Malgré cette fin un peu bizarre et les quelques longueurs, j’ai apprécié La bibliothèque des cœurs cabossés, que je conseille aux amoureux de la lecture désireux de passer un moment simple et doux aux côtés de Sara, de George, de Caroline, d’Andy, de Tom et de tous les autres. 

Quels ont été vos personnages préférés de ce roman ? Aimeriez-vous ouvrir une petite librairie et tenter de donner le goût de la lecture à toute une ville ?

509 pages. Éditions J’ai lu.

 

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