Habituellement fan de Sophie Kinsella et de ses héroïnes un peu déjantées et maladroites, j’ai pourtant été déçue par ce roman. Lexi Smart ne m’aura pas autant touchée que Becky Bloomwood ou Poppy Wyatt, alors que les thèmes avaient tout pour me plaire. 

Couverture Lexi Smart a la mémoire qui flanche

Avant de commencer ce roman, je m’étais immédiatement plongée dans l’angoisse que devait ressentir l’héroïne : imaginez que vous oubliez trois ans de votre vie à la suite d’un accident de la route… Que feriez-vous ? Comment réagiriez-vous face à cet inconnu qui vous dit qu’il est votre mari ? Votre apparence a changé du tout au tout, vous êtes directrice de département alors que vous n’aviez aucune ambition particulière, vous avez un appartement à la pointe de la technologie et coplètement épuré alors que vous viviez dans un cocon douillet et original… La panique, non ? 

Eh bien, Lexi Smart a une réaction que je trouve pour le moins… étonnante, voire irréaliste. Elle découvre un homme beau et riche, alors qu’elle sortait avec un loser alors que fait-elle ? Elle le suit, pardi ! Personnellement, je serais allée chez ma mère quelque temps, je n’aurais pas fait confiance à cet homme, aussi beau et riche soit-il. Moi qui m’attendais à un peu de profondeur, étant donné le sujet, Lexi m’a énormément déçue… Peut-être n’avais-je tout simplement pas la bonne approche… 

Je ne me suis pas non plus attachée à Lexi, ni à aucun autre personnage. J’en détestais certains, d’autres me laissaient indifférente. Certes, Lexi conserve le grain de folie habituel des personnages de Sophie Kinsella, mais c’est tout. Son mari est un véritable goujat, je n’aurais pas tenu un quart du roman avec lui et les autres personnages ne valent pas franchement le détour. Sauf un, mais je ne vous dis rien de plus 😉

Le thème de l’amnésie n’est donc qu’un prétexte à l’histoire selon moi. Il n’y a pas d’approfondissement, ce qui est dommage, car c’est un problème vécu par de nombreuses personnes et il aurait été intéressant d’en apprendre plus sur ce phénomène tout en gardant l’humour de l’auteure. Au final, les thèmes les plus importants sont les rapports avec l’argent (fait-il le bonheur ? Comment nous change-t-il ? etc.) et les relations interpersonnelles. Sophie Kinsella critique l’argent et tout ce qu’il peut nous faire faire de mauvais, toujours sous le couvert de l’humour, sa marque de fabrique. 

Le rythme met du temps à se mettre en place. On est dans la répétition, les mêmes problèmes qui se posent et la résolution est hyper rapide et située à la toute fin du roman, ce qui a contribué à me décevoir. Toutefois, le style de Sophie Kinsella est toujours aussi sympathique, frais et léger ! 

Êtes-vous fans de Sophie Kinsella ? Quels sont ses romans que vous avez préférés ? Ceux que vous avez moins aimés ? 

416 pages. Éditions Pocket.

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