À l’occasion de ma lecture du Docteur Faust de Marlowe, petit retour sur ma relation à ce mythe.

Tout a commencé au dernier semestre. En littérature comparée, le prof a choisi pour thème le mythe de Faust. Il s’agissait donc de réfléchir à celui-ci en lisant Faust de Goethe, mais aussi Le Maître et Marguerite de Boulgakov et Le Diable et le bon Dieu de Sartre.

Au début du semestre, j’ai donc débuté la lecture de Faust. Je n’ai pas dépassé la page 48. J’aimais pourtant bien le style (la traduction, du moins), mais je ne comprenais pas grand-chose.

Il faut dire aussi que la dépression n’aidait pas ; j’avais notamment beaucoup de mal à lire. Étant donné que je n’avais qu’un examen de littérature comparée à la fin du semestre, j’ai choisi de me concentrer sur les bouquins pour les autres cours. Sauf que du coup, je m’y suis prise un peu tard.

J’ai finalement lu Le Diable et le bon Dieu, puisque c’était le plus court. J’étais certaine de le terminer. J’ai compris le lien avec le mythe de Faust, et j’ai apprécié ma lecture, sans plus. Je ne voyais pas trop quoi dire dessus, pour être honnête. J’ai ensuite commencé Le Maître et Marguerite, que j’aimais bien. La fatigue a pris le dessus, et, à la fin du semestre, quelques jours avant l’examen, j’ai compris que je ne pourrais pas le terminer. J’en étais à la moitié. C’est un pavé, mais j’aimerais tout de même bien le lire entièrement un jour !

Quant au Faust de Goethe, je l’ai mis de côté. Je n’aurais pas eu le temps de le lire. Et puis il me faisait peur. Encore aujourd’hui, d’ailleurs. Mais je pense tout de même le lire, peut-être même cette année.


Quand j’ai appris que pour le semestre actuel, en anglais, nous allions travailler sur Le Docteur Faust, une petite voix dans ma tête a soufflé, dépitée : « oh non, tout mais pas ça ». Il s’agit en plus d’anglais élisabéthain, que je trouve assez complexe. J’ai donc choisi, après une dizaine de pages, de le lire en français.

J’appréhendais, d’autant plus que ma lecture en anglais, que je maîtrise pourtant plutôt bien, avait été un échec… 

Et j’ai finalement dévoré la pièce dans la journée !

Je ne pense pas avoir tout saisi, mais j’ai apprécié Faust, je me suis un peu identifiée à lui, et la fin m’a paru grandiose, bien que peut-être commune à ce siècle. Malheureusement, en quelques jours, les détails se sont effacés de ma mémoire ; je n’arriverai donc pas à vous en dire plus pour le moment. La lecture du Docteur Faust m’incite en tout cas encore plus à lire Faust, qui malgré l’appréhension, me tente, car si je reste attachée au personnage, nul ne doute que ma lecture sera agréable !