Petit retour sur mes douze lectures de février, avec du très bon, du moyen, de l’incompréhensible, un joyeux mélange.

J’ai commencé par lire « Femme, réveille-toi ! » d’Olympe de Gouges, qui n’a pas été une lecture légendaire, mais qui m’a appris quelques trucs sur cette auteure. J’en ai un peu parlé dans mon retour au XVIIIe siècle, dans lequel j’ai aussi parlé de Diderot (lu en janvier) et du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes de Rousseau, lu un peu plus tard en février, qui m’a paru intéressant, bien que je ne sois pas toujours d’accord avec lui. Cet article avait d’ailleurs pour but de montrer que parfois, on a peur de certaines lectures alors qu’elles ne sont pas si compliquées ou terribles que cela !

Couverture "Femme, réveille-toi !" : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenneCouverture Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes

Après Olympe de Gouges, je suis passée à Christopher Marlowe et son Docteur Faust, que je devais lire pour mon cours d’anglais. J’ai parlé de celui-ci, et plus particulièrement de mon rapport au mythe de Faust dans l’article Faust et moi. Malgré mes appréhensions, j’ai bien aimé cette pièce, que j’essaierai de relire avant les partiels parce que j’ai oublié beaucoup de choses…

J’ai lu trois mangas que je vous ai présentés dans un mangas-mélo. Il y a d’abord eu La Fillette au Drapeau blanc, un manga parfois dur et assez touchant, puis le tome 3 du Chef de Nobunaga, que j’ai énormément apprécié, et enfin L’Oiseau bleu qui, lui, ne m’a pas fait grande impression. 

Couverture La fillette au drapeau blancCouverture Le chef de Nobunaga, tome 03Couverture L'oiseau bleu

Entre-temps, j’ai lu Rien n’est noir de Claire Berest, sur la relation entre Frida Kahlo et Diego Rivera. J’en ai fait une chronique que vous pouvez lire ici. C’est un roman bien écrit, avec un personnage (Frida) fort et intéressant, mais il m’a fallu attendre la fin avant d’être totalement embarquée. Je pense qu’il peut plaire à un grand nombre de personnes. Beaucoup de lecteurs l’ont adoré !

Couverture Rien n'est noir

J’ai ensuite eu très envie de relire La symphonie pastorale de Gide. Vous ne le savez peut-être pas, mais il s’agit de l’un de mes romans préférés. Il se lit très vite, et raconte l’histoire d’un pasteur qui recueille une jeune fille aveugle chez lui. En y réfléchissant, je me suis rendue compte que certains éléments feraient peut-être frémir certains lecteurs, mais c’est un texte que je trouve très beau, pour ma part. Lors de cette troisième lecture, le rapport à la religion m’a marquée. Cela pourrait sembler évident d’aborder ce thème, mais comme ce n’en est pas un qui me plait particulièrement, j’y fais rarement attention. Aussi, je retiens de ma relecture cette question : serait-on plus heureux si on ne voyait pas ? En relisant ma chronique du 30 juin 2017, je me rends compte que je me posais déjà cette question, mais je ne m’en souvenais plus. C’est en tout cas un livre dont on entend assez peu parler ; ce n’est du moins pas l’oeuvre de Gide la plus citée, mais je ne saurais trop la recommander.

Couverture La symphonie pastorale

Ma lecture suivante, je ne saurais trop la recommander, elle aussi : il s’agit de Lake Success de Gary Shteyngart, roman qui m’a été conseillé par un enseignant. Elle aborde de nombreux sujets : l’autisme, la société (américaine, particulièrement), les relations… N’hésitez pas à lire mon billet dédié à ce livre s’il vous intéresse !

Couverture Lake Success

J’ai lu trois autres livres à la fin du mois : je ne m’attarderai pas sur Paris de Victor Hugo, dont je parlerai dans un billet qui lui sera consacré dans quelques jours. 

Quant aux Canti de Giacomo Leopardi et à Gérard de Nerval, dont j’ai lu une édition contenant Les Nuits d’octobrePandoraPromenades et souvenirs, ainsi qu’Aurélia, je ne les chroniquerai pas individuellement. Outre le fait que je les ai tous deux lus pour mon cours de littérature comparée, leur point commun est que je ne les ai pas tellement compris… Cependant, les Canti m’ont émue, sans que je ne sache pourquoi. Le style de Gérard de Nerval m’a plu, je l’ai trouvé très joli, et je retiens de ces textes les thèmes récurrents de la promenade, des souvenirs, et, surtout, je dirais, du rêve. La mort est aussi questionnée, tout comme la religion, dans Aurélia, mais je suis vraiment mal placée pour en dire plus ; j’ai fini ma lecture en diagonale, pour être honnête. 

Couverture Chants / CantiCouverture Aurélia, Les nuits d'octobre, Pandora, Promenades et souvenirs

Ce mois de février me laisse un goût amer : j’ai l’impression d’avoir peu retenu mes lectures, qui n’étaient pourtant, dans l’ensemble, pas mauvaise. Lake Success est le seul livre à me rester en tête, alors qu’il y a d’autres lectures qui m’ont beaucoup plu ! J’espère que le mois de mars sera meilleur… J’ai d’ailleurs déjà lu le tome 4 du Chef de Nobunaga en ce premier mars (jour où j’écris ces lignes), qui m’a beaucoup plu. Je compte me lancer dans Oberman de Senancour, pour mon cours de littérature comparée et lire la trilogie Hunger Games, dont je n’ai lu que le premier tome. J’ai aussi emprunté quelques mangas à la bibliothèque que j’ai assez hâte de lire. Je vous parlerai de tout cela au cours du mois !