Il y a quelques années, j’ai lu Demain j’arrête. J’avais beaucoup aimé, mais je dois dire qu’aujourd’hui, je me souviens plutôt de ce qui ne m’avait pas plu… Pourtant, j’avais envie de découvrir Complètement cramé. Malgré l’appréhension, tout s’est bien passé 😉

Couverture Complètement cramé !

Andrew Blake, lassé de sa vie, quitte l’Angleterre et part pour la France, où il se fait embaucher comme majordome. 

Un départ simple : un homme, veuf depuis un moment, qui en a marre de la vie, qui se pose des questions, qui a envie d’autre chose. Les premiers chapitres sont loin d’être les meilleurs. J’ai mis un peu de temps pour embarquer dans sa folle aventure. Lui-même n’est pas le personnage le plus intéressant, bien qu’il soit agréable de le suivre…

Les autres personnages et leurs personnalités bien affirmées m’ont beaucoup plu. Soyons honnêtes, ils souffrent de certains clichés, tout comme l’histoire cède parfois à la facilité, mais j’ai passé un bon moment en leur compagnie.

Mieux : à travers Complètement cramé, Gilles Legardinier véhicule de belles valeurs humaines. L’écoute et l’entraide sont au cœur du roman, un petit grain de folie en plus. Les thèmes du deuil et des relations, amoureuses ou familiales, sont traités avec sagesse, même s’ils auraient pu être davantage creusés.

Les situations sont parfois très loufoques, voire trop à mon goût. Certains passages sont complètement irréalistes. C’est peut-être voulu, mais cela ne me plaît pas. La fin est également un peu facile et rapide… Comme pour Demain j’arrête, c’est ce qui m’a le moins plu. Il y a aussi une incohérence, pas très importante, mais qui m’a parfois gênée : alors qu’Andrew, bien qu’Anglais, parle très bien le français, s’exprimant dans cette langue avec une aisance particulière, des quiproquos surviennent concernant la langue. Ce serait compréhensible si son niveau de langage n’était pas aussi soutenu, mais là, ça semble bizarre…

J’ai l’impression d’avoir beaucoup critiqué (négativement) ce roman, et pourtant, je vous assure, ce fut un bon moment de lecture. Je crois que c’est véritablement grâce aux personnages (Odile, tout particulièrement). 

426 pages. Éditions Pocket.

Quel roman de Gilles Legardinier vous a touché ?

Lu dans le cadre de Lire en couleurs ; mois rose ; roman feel-good/chick-lit/humoristiquecover lire en couleurs

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