Lettres croisées de Louis, jeune soldat en 1914, et de Lorette, apprentie dactylo, atteinte de la tuberculose en 1950.

Couverture Louis et la jeune fille

Face à la mort, ils écrivent… À leurs proches, leurs amis, parfois même à des gens qu’ils ne connaissent pas. Ils écrivent pour vivre, pour, peut-être, tenter de conjurer le sort. Louis constate l’horreur de la guerre ; Lorette, celle de la maladie. Est-ce le seul lien qui les unit ?

J’ai trouvé cette histoire plutôt touchante, j’ai aimé les deux protagonistes autant l’un que l’autre. J’ai trouvé leurs personnalités convaincantes, réalistes ; tous deux ont, par exemple, cette propension à l’exagération, qui semble relativement normale étant donné les situations qu’ils vivent. 

Les mots sont précis, poétiques, parfois durs cependant. Le style est le même dans les deux cas (à noter qu’on ne lit que les lettres écrites par Louis et Lorette, jamais celles qu’ils reçoivent), ce qui semble parfois poser problème à certains lecteurs. Cela étant, c’est dans leur personnalités et dans les liens qui les unit à ceux à qui ils écrivent qu’il faut chercher – et s’attarder sur – les différences. 

Difficile de parler de ce court roman épistolaire. Sans avoir eu un coup de cœur, j’ai trouvé l'(les) histoire(s) belle(s) et les mots harmonieux, laissant croire au lecteur qu’il se trouve aux côtés des protagonistes, avec pour question de fond « que ferais-je si j’étais à leur place ? »

Une jolie découverte, parfois dure à cause des thèmes traités (la mort, la guerre, la maladie, notamment), mais néanmoins agréable, que je vous conseille, si le cœur vous en dit !

160 pages. Babel.

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Lu dans le cadre du défi Autour du monde, elles écrivent…
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