Une histoire, sombre, en noir et blanc, entre passé et présent.

Couverture Le retour de la bondrée

Simon est libraire, mais les affaires ne vont pas bien, il est obligé de liquider tous les livres de la boutique, ainsi que ceux de la réserve, une cabane dans les bois. En revenant de cette cabane, il est témoin d’un suicide, qui ravive des souvenirs douloureux dans son esprit. Sa vie devient un cauchemar, jusqu’au jour où il rencontre une jeune lycéenne, Regina.

La première chose qui m’a marquée, c’est que, bien que la bande-dessinée soit en noir et blanc, dans ma tête, les couleurs apparaissaient. Des teintes plutôt automnales, pour coller à l’ambiance de l’histoire, sombre, mais porteuse d’espoir

Je me suis rapidement attachée à Simon, j’ai ressenti toutes ses émotions, je me suis remémorée ses souvenirs, compris ses inquiétudes. Avec lui, j’ai voyagé entre passé et présent, je me suis confiée à Regina, j’ai parfois été très inquiète, j’ai (re)découvert un merveilleux livre sur les oiseaux…

Quel plaisir de comprendre le titre de l’ouvrage, Le retour de la bondrée, de comprendre la portée qu’il peut avoir auprès des personnages et des lecteurs ! Cela m’a amenée à voir un certain côté poétique à la BD. 

Que dire de ce final : surprenant, envoûtant, car on se demande si l’on a bien compris. Quelques jours après ma lecture, je reste dubitative quant à cette fin ; je l’ai à la fois aimée et pas aimée. Ça vous arrive, parfois ? 

Le style de dessin n’est pas forcément celui que je préfère, mais les expressions des personnages sont particulièrement bien réalisées et le noir et blanc est tout à fait adapté à l’histoire !

Connaissez-vous Le retour de la bondrée ?

160 pages. Dargaud.

 

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