Tragique histoire d’amour entre un traducteur allemand et une femme japonaise à Hiroshima, en 1945.

Couverture Hibakusha

Le terme « hibakusha » est le nom donné aux survivants des attaques nucléaires de Nagasaki et d’Hiroshima. Partant de là, Thilde Barboni a écrit la nouvelle Hiroshima, fin de transmission, adaptée ici en bande-dessinée avec l’aide d’Olivier Cinna.

Le rendu, tant par l’histoire que par les dessins, est très poétique. Tragique aussi, évidemment, car tout renvoie à la folie des hommes, aux drames vécus, à la destruction, à la guerre. 

Malgré tout, les deux amants, unis grâce au hasard, trouvent le moyen de s’aimer, d’apprécier les moments de bonheur quotidien dans ce monde cruel et instable. Ludwig, traducteur, a pourtant une femme et un enfant en Allemagne, mais il est très difficile, pour ne pas dire impossible, pour le lecteur de le juger.

Hibakusha traite aussi de l’humain, de ce qu’il en reste après les guerres, les bombes, la mort. De ce qui le pousse à agir ou à ne pas agir. De ses pensées, de ses souvenirs, de ses angoisses. 

J’ai trouvé que la bande-dessinée était un peu courte pour permettre de réellement s’attacher aux personnages, mais il n’en reste pas moins que la poésie de l’histoire et des images (cette chute ❤ ) est ce qui a rendu cette lecture marquante.

64 pages. Éditions Dupuis (Aire Libre).

Connaissez-vous Hibakusha ? Est-ce le genre de bande-dessinée que vous aimez lire ?

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