Sous la forme d’un journal d’une durée d’un an, Loriane, 13 ans au début du livre, raconte le quotidien de sa famille, arrivée en France de Cabinda (Angola) en 2000, sans papiers.

Couverture 15 ans, clandestine : Journal d'une adolescente sans papiers

Mon avis restera neutre, et pour cause : difficile de dire si l’on a aimé ou pas ce genre de livre… Un témoignage intéressant, même s’il commence à dater et que je ne sais pas si les procédures sont identiques aujourd’hui.

Loriane est arrivée en France alors qu’elle n’était qu’une enfant ; elle a très peu de souvenirs de l’Angola, de son départ en compagnie de ses deux parents, de sa grande sœur, Linda, et de son petit frère, Joao. Alors que Linda souhaite conserver ses racines angolaises, les revendiquer, Loriane souhaite plutôt s’intégrer parfaitement à la société française, en connaître son histoire, ses coutumes, etc. D’ailleurs, le père de famille a demandé expressément à tout le monde de ne parler qu’en français, la langue du pays qui les accueille. 

Sauf que la situation est difficile : entre le manque d’argent, la lourdeur administrative, les refus, la peur d’être expulsés, Loriane et sa famille ont peu le temps de souffler. Malgré tout, chacun tente de faire sa vie du mieux qu’il peut, Loriane en tête. Elle voudrait simplement être comme les autres. Les répétitions abondent en ce sens, et montrent bien qu’il s’agit là de sa priorité.

Le racisme occupe une petite partie du récit. Loriane l’a très peu vécu, mais en est témoin chaque jour ou presque à l’école. Et, étonnamment, elle considère que le racisme ne vient pas particulièrement des français, mais plutôt des étrangers, qui se détestent entre eux. 

Le problème, c’est que chacun vit dans son quartier. En communauté. Personne ne cherche à aller vers l’autre. Le groupe, c’est une sorte de protection pour ne pas se frotter à l’inconnu. C’est l’ignorance de l’autre qui rend la haine possible.

Ce récit permet de voir la situation des demandeurs d’asile du point de vue d’une jeune adolescente, avec des mots simples, mais des réflexions souvent poussées. 

286 pages. Éditions J’ai lu. Avec la collaboration de Christelle Bertrand.

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Lu dans le cadre du défi Autour du monde, elles écrivent…
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