Silences, non-dits, secrets… quels impacts ont-ils dans nos vies ?

Couverture Quand on n'a que l'humour... / Les silences

Édouard Bresson est l’humoriste préféré des français. On pourrait croire qu’il a tout pour être heureux, mais il lui manque quelque chose… La fierté, l’approbation de son fils, Arthur.

Par cette histoire touchante, majestueusement construite, Amélie Antoine analyse les non-dits, les secrets de famille, les déceptions, les « et si… », les regrets, ainsi que les émotions de ses personnages plus vrais que nature, faisant passer ses lecteurs par toute une gamme d’émotions.

Appelez cela comme vous voulez – intuition, hasard, coïncidence, ou autre -, j’ai su dès les premières lignes que j’allais aimer ce roman. Je sentais déjà poindre la mélancolie du texte, sentiment qui m’est si cher, allez savoir pourquoi…

Le roman est composé de deux parties, l’une avec un narrateur externe, l’autre avec un narrateur interne. D’un point de vue stylistique, j’ai préféré la première partie, construite selon un schéma présent-passé avec une autre particularité que je vous laisse le soin de découvrir 😉 . Cependant, force est d’admettre que la construction et le style utilisés pour la seconde partie sont parfaitement adaptés au narrateur, à sa vie et à ses émotions. 

Le point fort des Silences ? La psychologie des personnages, tellement travaillée qu’Édouard et Arthur, entre autres, semblent réels. On pourrait les prendre dans nos bras, entamer une discussion avec eux, les laisser se confier. Leurs regrets, leurs incompréhensions, leurs silences, leurs colères sont tangibles et ne laissent pas indifférents. 

Un autre thème important : la célébrité. Plus précisément, la façon dont la personne vit sa célébrité. Bien sûr, il s’agit ici d’Édouard. Édouard qui ne comprend pas toujours ce qui lui arrive, Édouard dont on lit le parcours, Édouard dont la vie privée n’est pas aussi merveilleuse que ses admirateurs pourraient le penser. Cela fait réfléchir, car des Édouard Bresson, il en existe certainement. Et on les oublie, souvent. On oublie la vie privée de ces gens, on les considère presque comme des objets, des machines tout juste bonnes à nous divertir, on en arrive à oublier leur humanité, et les blessures qu’ils portent. 

À travers Édouard et Arthur, notre propre histoire familiale se réveille (révèle ?), nous fait réfléchir. Qu’allons-nous faire de nos regrets ? Comment avancer malgré les blessures, les non-dits ? Les « et si… » sont-ils indispensables ? Qu’avons-nous à pardonner ou à nous faire pardonner ? 

Si toutes ces questions vous intriguent, si vous avez envie d’une lecture pleine d’émotions avec un goût de réel, si vous avez envie d’être surpris, lancez-vous dans la lecture des Silences, initialement paru sous le titre Quand on n’a que l’humour… chez Michel Lafon.

Je tiens à remercier Amélie Antoine de m’avoir proposé son roman en service presse. Un grand merci au Livre de Poche également 🙂

Et c’est parti pour une question à double (voire triple) sens : 

Les silences vous inspire(nt)-il(s) ? 

394 pages. Le Livre de Poche.

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