1932. Le père de Marie l’envoie à New York chez ses frères pour l’empêcher de voir l’homme qu’elle aime.

2002. Rona, sa petite-nièce, lui rend visite, alors qu’elle est en pleine période de doutes professionnels et sentimentaux.

Couverture La patissière de Long island

Les chapitres – plus ou moins longs – alternent entre la vie de Rona (celle-ci est alors narratrice), en 2002, et celle de Marie (racontée par un narrateur omniscient), à partir de 1932.

Leur point commun ? Elles sont de la même famille. À part ça, la grand-tante fera part de la recette ancestrale d’un gâteau au fromage blanc à sa petite-nièce. Avec, en gros, l’idée que ce gâteau rend les gens plus heureux, ou du moins plus agréables.

On reste vraiment dans le roman feel-good typique, avec pour toile de fond les amours de nos protagonistes et quelques idées plutôt naïves. Cela dit, le récit n’est pas désagréable. Il se lit relativement rapidement, et présente l’avantage de ne pas avoir besoin d’être lu quotidiennement pour éviter de (trop) perdre le fil. Effectivement, j’ai mis environ cinq mois pour le lire. Pas parce que je n’aimais pas, mais parce que j’ai mis d’autres lectures en priorité.

C’est une lecture plutôt faite pour la détente. Le récit souffre de quelques longueurs, et le style ou la traduction laisse parfois à désirer. De plus, quelques clichés sur les relations hommes/femmes ou sur les femmes elles-mêmes m’ont fait grincer des dents.

Cependant, j’ai bien aimé l’histoire de l’immigration de Marie aux États-Unis. J’ai apprécié la façon dont Sylvia Lott lui a permis d’évoluer, passant de jeune femme un peu effacée, relativement soumise à sa famille à femme affirmée, prenant ses propres décisions et revendiquant son autonomie et son indépendance. Un personnage à découvrir.

Ayant moi-même vécu dans un autre pays que le mien, je me suis un peu reconnue en elle, malgré un contexte familial et historique, ainsi qu’un âge différents. J’ai un peu moins apprécié Rona, qui, je trouve, a évolué d’une façon que je n’attendais pas et qui m’a quelque peu déplu. 

La conclusion est un peu rapide ; ainsi, le rythme est plutôt inégal. Malgré mes quelques remarques négatives, j’ai passé un bon moment. J’ai seulement tendance à chipoter sur les petits détails 😉 . 

J’aurais sûrement moins apprécié La pâtissière de Long Island sans le thème de l’immigration, et sans Marie, star du roman. Je dois dire que c’est un roman qui donne faim, et j’aimerais croire aux vertus si merveilleuses du gâteau au fromage blanc…

Alors, on se laisse tenter ?

574 pages.  Éditions J’ai lu.

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