Ne sachant que dire sur ce petit livre qui renferme 365 poèmes de qualité inégale, je préfère vous en partager quelques-uns, parmi ceux que j’ai préférés. Bonne découverte !

Couverture C'est un beau jour pour ne pas mourir

Circonvolution

On vit d’instants

on marche autour

du volcan

on se tient la main

dans les cendres

on attend

Après la pluie

Ciel gris

tourné dans les rues mouillées

remonté l’avenue

passé le pont

arrêté cinq minutes pour voir la crue

arbres arrachés

déchets

mine grise des passants

bancs trempés

quelques bouffées de tabac dans l’air froid

de la buée sur la vitrine des cafés

une odeur de poubelles mouillées

observé le délabrement

des champs

des bâtiments

des visages

Avant la chute

La nuit est remplie de gris

il devrait se méfier de ces moments-là

mais c’est plus fort que lui

il aime quand le ciel s’apprête

à disparaître

La lumière n’a pas besoin de stylo

Le bruit de mes pas sur la neige

l’appel d’une buse

une goutte figée à la pointe d’un barbelé

les traces de chevreuil qui vont se perdre dans les bois

aujourd’hui le poème s’est écrit sans moi

Dans un tableau de Hopper

Je vis comme

dans un tableau

de Edward Hopper

seul au milieu de

toute cette lumière

toute cette poussière

toutes ces couleurs

En bout de course

C’est probablement à cause

du réchauffement climatique

que des ours polaires traversent

de plus en plus fréquemment

la mer qui sépare leur Groenland

des côtes suédoises

les hommes affolés

voyant débarquer

plusieurs ours blancs affamés

près de leurs maisons

sont obligés de les abattre

certains ursidés

usés hirsutes salis

effrayés amaigris

traqués déboussolés

en bout de course

finissent par dissimuler

leurs regards désespérés

dans nos visages


Pour terminer, je vous propose un de mes posts instagram sur lequel vous pouvez trouver une deuxième partie à ces poèmes ; j’avais peur que l’article devienne trop long et lassant à force ! Sinon, n’hésitez pas à me dire si vous voulez que je les tape pour un deuxième article !