C’est devenu une tradition. Tous les deux ans, le 23 août, je lis (ou termine) Un homme à distance, de Katherine Pancol. Histoire d’un coup de cœur ? Non, pas vraiment. Le hasard a donné la date, mon cerveau en a fait une tradition.

Couverture Un homme à distance

Je découvre Un homme à distance en août 2015. À ce moment-là, j’ai déjà lu six romans de Katherine Pancol, que j’ai globalement appréciés (particulièrement la trilogie Muchachas). Je choisis Un homme à distance dans le rayon livres du supermarché de la ville où mes grands-parents habitent, un peu au hasard, un peu parce que je connais déjà Katherine Pancol, un peu parce que le roman est très court, et aussi parce que le résumé me plaît.

On me promet l’histoire d’une libraire qui échange avec un homme qui doit écrire un guide sur la France, et qui souhaite qu’au fil de son périple, la libraire (Kay de son prénom) lui envoie certains ouvrages. Une relation épistolaire se met en place, faisant la part belle aux livres en tous genres, mais aussi au passé, qui s’insinue petit à petit dans les lettres échangées par Kay et Jonathan.

En 2015, mes soirées du 22 et 23 août ont été consacrées à ce très court roman épistolaire. Malheureusement, je suis restée plutôt indifférente à l’histoire, aux personnages, malgré des éléments qui auraient pu me plaire. Ma lecture fut vite oubliée. 

Au fil du temps, j’ai repensé à ce roman, et j’en ai conclu que je le relirais un jour. Je ne rechigne jamais (ou rarement) à relire mes livres. Il se trouve même des exemples de livres que je n’avais pas appréciés à la première lecture et qui sont devenus des coups de cœur à la seconde. Bref, ma résolution était prise : je relirais Un homme à distance. Restait à savoir quand je le ferais, ce qui peut prendre du temps (pauvre Madame Bovary que je promets de relire depuis près de six ans).

Août 2017, le 21, pour être précise, je décide de relire Un homme à distance. Je m’aperçois rapidement que je l’avais lu en août la première fois aussi. Je regarde dans mon carnet ; je l’avais terminé le 23. Je décide donc de faire durer ma lecture sur trois jours. Et cette deuxième lecture se rapproche du coup de cœur. C’est de ce moment que date ma chronique. J’avais davantage été touchée par les thèmes et les personnages, par l’écriture aussi. De là m’est venue l’idée de relire le roman tous les deux ans, et de faire en sorte de le terminer le 23 août chaque fois.

En 2019, j’ai donc relu Un homme à distance pour la troisième fois. Ce fut dans le cadre idyllique de la bibliothèque Niemeyer au Havre. Je crois que des orages étaient prévus ce jour-là, j’avais donc décidé de ne pas rester seule chez moi. J’avais, encore une fois, apprécié ma lecture, bien qu’un peu moins que la fois précédente. Disons que d’autres éléments avaient frappé mon esprit (je ne me souviens plus desquels, je ne pourrai donc pas être plus précise).

Cette année, 2021, c’était donc à nouveau le moment de ma relecture. J’aurais dû écrire cet article juste après, d’ailleurs, car j’ai, depuis, un peu oublié mes émotions du moment. C’était assez particulier. Comme pour 2019, j’ai lu le livre d’une traite, le 23 août. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais j’avais beaucoup de mal à lâcher ma lecture, ne serait-ce que quelques minutes. J’ai du mal à l’expliquer, c’était une sensation particulière (oui, je me répète), comme si j’avais été sous l’effet d’un enchantement. Pourtant, je commence à bien connaître l’histoire, malgré mon étonnante capacité à oublier ce que j’ai lu au bout de quelques jours. Je crois que l’écriture m’a transportée, ainsi que les émotions des personnages.

Je crois aussi que je m’identifie davantage à Kay, qui vit seule en Normandie. Elle parle de ses soirées dans son petit appartement, ça me fait penser aux miennes, surtout par les jours de mauvais temps, quand le vent souffle et qu’il nous rappelle nos propres zones d’ombres. 

Et puis la liste des livres faites par Katherine Pancol à la fin du livre, liste qui reprend les livres dont parlent Kay et Jonathan m’a donné l’envie de créer un petit challenge. Tenter de lire tous ces livres, et de pouvoir ainsi confronter mes opinions aux leurs lors de mes prochaines lectures. Si vous souhaitez que je vous envoie la liste des livres pour que nous en lisions ensemble, n’hésitez pas, il y en a pour tous les goûts !

Et, à Un homme à distance, je dis : à dans deux ans ! Quant à Katherine Pancol, j’espère bien la relire avant cela !