Agnès Grey souhaite gagner sa vie pour aider sa famille et devient gouvernante. Comme pour d’autres autrices de son époque, c’est l’occasion pour Anne Brontë de dresser le portrait de la société de son temps.

Couverture Agnès Grey

Après avoir lu quelques Jane Austen, ainsi que Jane Eyre et Les Hauts de Hurlevent de ses sœurs Charlotte et Emily, il était temps que je me lance dans la lecture d’Anne Brontë. Avec Agnès Grey, j’ai parfois pensé à Jane Eyre, les héroïnes des deux romans faisant le même métier. J’ai moins pensé aux Hauts de Hurlevent, quoique certains passages pluvieux m’aient fait pensé à l’ambiance sombre de ce dernier. On reste cependant bien loin de l’horreur dépeinte par Emily Brontë.

Le début de ma lecture n’a pas été bien génial. Disons qu’il se passe peu de choses, et surtout, que le début consiste en une sorte de biographie du personnage qui devient redondante. Le style (du moins, sa traduction) est cependant agréable, et la suite est plus plaisante.

Ce qui donne envie de poursuivre le roman, c’est surtout Agnès. Bien que toute jeune, elle est courageuse, déterminée, presque impressionnante. J’ai apprécié ce personnage, et peut-être que sans elle, j’aurais abandonné le livre avant d’arriver aux éléments de l’intrigue qui m’ont davantage intéressée.

On s’en doute, les jeunes élèves qu’Agnès Grey doit éduquer ne sont point exempts de défauts… On pourrait même dire qu’ils en regorgent. Oh, ils peuvent être ingénieux, curieux… mais à quelles fins ! Je suis soufflée par l’attitude que conserve Agnès, qui ne s’énerve pas. J’aurais, à sa place, eu envie de m’enfuir, et pas qu’une fois.

Ce qui est peut-être légèrement décevant, c’est qu’il semble y avoir deux parties à ce livre, qui, certes, se suivent, mais paraissent trop distinctes, dans le sens où les événements de ce que j’appellerais la première partie n’ont pas d’effet sur ceux de la seconde, il n’y a pas vraiment de liens, de retours de personnages, etc., ce qui m’a donné l’impression d’avoir lu tout un passage pour pas grand-chose. Pourtant, continuer en vaut la peine, car j’ai par la suite ressenti plus d’émotions, et la fin est plutôt jolie.

Entre les trois romans des sœurs Brontë que j’ai lus, Agnès Grey est donc celui que j’ai le moins aimé, mais il s’agit tout de même d’un roman agréable à lire, très accessible, ainsi qu’assez court. N’ayez donc crainte si les classiques vous font peur ! Notez aussi que la religion tient une place assez important dans le roman, sans pour autant nous étouffer.

Et vous, vous avez lu Anne Brontë ? Laquelle des sœurs Brontë préférez-vous lire ?