Le professeur Aronnax et Conseil, son assistant, partent à l’aventure car un étrange animal étonnamment fort a été aperçu à plusieurs reprises dans diverses mers du monde. Accompagnés de Ned Land, harponneur canadien, ils découvriront qu’en réalité, cet « animal » se trouve être un sous-marin créé par le capitaine Nemo, homme mystérieux et fascinant.

Couverture 20 000 lieues sous les mers / Vingt mille lieues sous les mers

De Jules Verne, j’ai lu Le rayon vert il y a deux ans. Dans celui-ci, une femme était aux commandes. Dans Vingt mille lieues sous les mers, point de femme. Ce sont ici les hommes qui brillent. Des hommes bien différents les uns des autres cependant, bien que presque tous empreints de soif de connaissances et d’aventures.

Certes, les descriptions et surtout, les listes à rallonges peuvent faire peur au lecteur. C’est pourtant l’occasion de s’émerveiller devant les recherches de Jules Verne et devant la nature. Car si l’auteur a dû imaginer de nombreux éléments pour faire naître son histoire, il n’en reste pas moins que les animaux (principalement marins) évoqués sont réels. On lit, et on se rend compte qu’on ne connaît pratiquement aucun poisson, finalement.

Malgré l’appréhension, je vous invite à vous laisser tenter. Le langage reste très accessible, simple, agréable. La plume est précise mais aussi humoristique. Le point de vue utilisé est celui du professeur Aronnax, qui tente d’avoir un jugement objectif sur chacun. Un personnage ouvert, curieux, ravi d’avoir été ravi ; c’est étrange, certes, mais celui-ci, malgré un enlèvement, a la possibilité de faire un tour du monde sous-marin, ce qui n’aurait pas été possible sans le capitaine Nemo.

Ah, le capitaine Nemo. Mystérieux personnage. Un homme qui se retire du monde. Et qui pourtant souhaite que ledit monde soit meilleur. Ingénieux, il demeure ambigu jusqu’à la fin. Qui est-il, d’où vient-il ? Le professeur Aronnax ne cesse de se le demander. Le lecteur aussi. Malgré le mystère et, de temps en temps, la froideur qu’il dégage, on se prend pourtant à l’apprécier. 

Le capitaine Nemo, par sa connaissance du monde, permet à Jules Verne et à son imagination et ses connaissances de préparer son lecteur : le monde va changer. Attention à la pêche et à la chasse abusives, ne prenons que ce dont nous avons réellement besoin, sinon les animaux risquent de disparaître. Un jour, l’Europe connaîtra des ouragans semblables à ceux de Floride… Propos actuels… qui datent du XIXe siècle. Bref, Jules Verne était un visionnaire : technologique, certes, mais pas que… Vingt mille lieues sous les mers est-il donc le roman à mettre entre toutes les mains ? 

Bref, si vous souhaitez découvrir le monde, passer un bon moment en compagnie d’une plume agréable, de personnages plutôt charismatiques dans l’ensemble, et réfléchir, foncez !

P.S : on est au XIXe siècle, et le terme « sauvages » est donc employé en parlant d’individus de peuples étrangers. On ne va pas changer le texte, mais je préviens avant les crises cardiaques inévitables de certains.


Et la prochaine fois, on s’aventure hors des livres pour partager quelque chansons pour un nouvel épisode de musiques aléatoires !