« Sur le ciel bleu cru de Key Largo, le palétuvier se détachait en noir, à contre-jour, et sa forme desséchée, stéréotypée n’évoquait en rien un arbre mais plutôt un insecte infernal. »

Couverture Les merveilleux nuages

*Avant toute chose, je tiens à vous faire remarquer la beauté de l’édition trouvée chez mon arrière-grand-mère*

Voilà, ce sera tout.

Bon, d’accord, ce ne sera pas tout. Mais je me sens mal à l’aise. C’est le premier roman de Françoise Sagan que je lis et c’est un échec total. Oui, vraiment.

L’histoire d’une jeune femme qui a épousé un riche américain, qui n’est en fait que jalousie et manipulation (un pervers narcissique, probablement, avec les mots d’aujourd’hui). Sujet important et intemporel, probablement traité avec justesse et réalisme, je le reconnais. Parce qu’il est difficile d’échapper aux griffes de ce genre d’individu, et Josée, notre protagoniste, le montre bien.

Seulement, on tourne en rond. C’est certes facilement et rapidement lu, mais les scènes se ressemblent, se répètent dans des décors différents. Un coup on est en Floride, on part ensuite à Paris, puis on se retrouve à la campagne. Mais voilà, c’est un peu ennuyeux, de mon point de vue. 

Je ne sais pourquoi, j’étais certaine d’apprécier la plume de Françoise Sagan, et ce ne fut pas le cas. Difficile de vous expliquer pourquoi. Peut-être aussi que comme je m’ennuyais, je ne m’intéressais pas non plus à l’écriture.

Pour finir, comme tout n’est pas noir, je souhaite partager une citation du roman avec vous, dans laquelle je me suis totalement reconnue :

« Elle aurait voulu tout savoir de chaque personne présente ; comment ils s’endormaient, de quoi ils rêvaient, ce qui leur faisait peur, et plaisir et de la peine. »

Et n’oubliez pas : mon avis n’engage que moi ! 😉