« Je veux qu’on soit sincère, et qu’en homme d’honneur,/On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur. »

Couverture Le misanthrope / Le misanthrope ou l'atrabilaire amoureux

Cette réplique est celle d’Alcestele fameux misanthrope. Amoureux de Célimène, représentante pourtant parfaite de tout ce qu’il déteste chez l’être humain – le mensonge, la trahison, par exemple -, il fait s’interroger le lecteur sur la puissance du sentiment amoureux. 

Je dois dire qu’au départ, quand j’ai su que nous allions étudier Molière au prochain semestre, je n’étais pas franchement enjouée. Je n’y voyais qu’un avantage : le théâtre, c’est plutôt rapide à lire. Et effectivement, j’ai lu cette pièce en quelques heures, à peine. 

Et en plus, je l’ai énormément appréciée ! C’est une pièce très drôle, avec des situations parfois comiques. Les personnages sont plutôt intéressants : Alceste, grâce à son amour pour la sincérité pure, alors qu’il compte certains défauts non négligeables, Célimène, tout en liberté, bien qu’insincère au possible, les amants de Célimène, qui se mêlent dans nos esprits, tant ils sont nombreux. Celle qui cependant m’a le plus plu, c’est sans aucun doute Éliante, la cousine de Célimène, femme d’une grande générosité ; on part sur un coup de cœur pour ce personnage, bien qu’il soit peut-être moins complexe que les autres. 

À travers le comique, on en vient tout de même à s’interroger sur la sincérité, l’honneur, les mœurs, l’amour, ainsi que le développement de la misanthropie. On s’interroge sur soi, ses valeurs, à son rythme. Il est vrai que la misanthropie semble devenir de plus en plus forte chez certaines personnes ; ainsi, la lecture de cette pièce permet de comparer deux époques, de se demander également si les choses changent.

Une pièce idéale pour ceux qui ont envie d’un petit moment de divertissement, d’une lecture plus courte, de rigoler, mais aussi pour ceux qui s’intéressent aux sujets présentés et ont envie de réfléchir. Bref, à lire ou à relire à tout instant, peu importe notre humeur.