« Vous devriez ne pas la connaître, l’avoir trouvée partout à la fois, dans un hôtel, dans une rue, dans un train, dans un bar, dans un livre, dans un film, en vous-même, en vous, en toi, au hasard de ton sexe dressé dans la nuit qui appelle où se mettre, où se débarrasser des pleurs qui le remplissent. »

Couverture La Maladie de la mort

C’est toujours curieux de lire Marguerite Duras. Son style si particulier, détaillé et flou à la fois, tantôt explicite, tantôt implicite. J’ai toujours cette impression de quelque chose de vague, d’incompréhensible, quand je la lis. Je ne fais que me laisser porter par les mots, attendant de comprendre quelque chose, ce qui parfois ne vient que bien plus tard…

Dans La maladie de la mort, un homme paie une femme pour qu’elle reste avec lui plusieurs nuits, nue, couchée. Elle est curieuse, pose des questions, mais lui s’enferme presque dans son mutisme. Alors elle lui annonce qu’il est atteint de la maladie de la mort.

J’ai trouvé l’ensemble difficile à saisir, presque indéchiffrable ; l’impression que mon inconscient doit faire tout le travail. Duras est pourtant facile à lire, je dirais même agréable. J’aime la lire, souvent d’un seul trait, me laisser porter par sa plume, puis refermer doucement le livre, songeuse. Une impression étrange. Difficile de me prononcer sur ce court roman.