Période particulière que nous vivons… J’ai eu du mal à me mettre à l’écriture du blog ces dernières semaines, mais je vais tenter de revenir tranquillement en vous proposant dès aujourd’hui une petite (parce que j’ai lu le livre il y a près d’un mois et que je m’en souviens peu, malgré mes quelques notes) chronique du recueil Les enfants de l’ombre, union de trois nouvelles de Barjavel.

Couverture Les enfants de l'ombre

Le Prince blessé

La première nouvelle de ce recueil ressemble plutôt à un conte, genre que je n’imaginais pas chez Barjavel. On fait la rencontre d’un prince qui, si je me souviens bien, voyage. Au-delà du conte, il s’agit de réfléchir sur le rapport au monde, ce qu’est l’amour en Occident, l’absurdité. On critique les Parisiens, qui semblent ne pas vouloir se regarder en face. On réfléchit aussi sur le rôle de Dieu, sur la morale. Par-dessus tout, on montre que tout posséder ne signifie pas être heureux.

Ils disent « Je te veux, je te prends, tu es à moi… ». Est-ce cela, aimer ? N’est-ce pas plutôt dévorer ?


Les enfants de l’ombre 

Cette deuxième nouvelle, qui donne son titre au recueil est l’un des premiers textes de l’auteur. Texte agréable, un peu imaginaire, sur des enfants qui restent enfermés, me semble-t-il. On y conte la magie de l’enfance, puis la réalité qui rattrape une fois devenu adulte, provoquant ainsi l’ennui et la disparition des couleurs. J’ai un peu préféré ce texte-ci au premier.


Béni soit l’atome

La dernière nouvelle est sans conteste celle qui m’a le plus plu. Elle se situe dans la lignée de La nuit des temps et du Grand secret. Très science-fiction. Une sorte du bus-avion, je ne sais plus bien, qui ne peut pas atterrir à cause de bombes qui explosent partout sur la planète. Avec pour questions : l’homme est-il capable de vivre en paix ? et le progrès n’est-il pas un retour en arrière ?


Je chroniquerai prochainement La nuit des tempsLes chemins de Katmandou et Une rose au paradis du même auteur. Je ne sais pas si je relirai Le grand secret tout de suite. 

En attendant, portez-vous bien, restez chez vous, profitez de cette période pour faire baisser vos PAL (si vous le pouvez) 😉 .