Ce court livre regroupe la préface écrite par Victor Hugo pour un guide lors de l’Exposition universelle de 1867 et le discours qu’il a prononcé lors de son retour en France en 1870.

Couverture Paris

L’exil n’empêche pas Hugo d’aimer Paris, et de le montrer dans ce joli texte. Évidemment, il est merveilleusement bien écrit. Victor Hugo a des connaissances infinies, ce qui fait que je n’ai pas toujours compris, notamment lorsqu’il parle du passé de la ville.

J’apprécie son idéalisme, même s’il peut faire sourire. Forcément, les rêves de paix de l’auteur ne se sont pas réalisés, et les lecteurs d’aujourd’hui pourraient trouver ce texte un peu naïf. J’admire tout de même sa vision de la paix, du futur, ses idées de grandeur. Ça fait rêver, mais ça laisse songeur…

C’est par la fraternité qu’on sauve la liberté.

Son petit discours du 5 septembre 1870 (son retour en France) s’achève sur cette phrase, montrant le talent de Victor Hugo, qui n’est plus à démontrer, dans le maniement des mots. Elle représente à elle seule son état d’esprit, et résume (avec l’idée européenne) l’ensemble des deux textes.

Je suis contente d’avoir lu ces textes, que je relirai plusieurs fois, je pense, pour mieux les comprendre. Je ne connaissais pas leur existence, je suis tombée sur le livre par hasard en librairie (je n’ai pas craqué la première fois que je l’ai vu cela dit, mais la deuxième, ô miracle !) et vous savez ce qu’on dit, le hasard fait parfois bien les choses !

À l’origine, je ne pensais pas écrire ce billet, mais j’ai relevé trois citations qui me plaisaient bien, et j’ai eu envie de les partager ici. Je terminerai donc par celles-ci 🙂

Ce qui complète et couronne Paris, c’est qu’il est littéraire.

Les rendez-vous sont des révélations. Là où il y a rencontre, il y a entente, attraction, frottement, contact fécond et utile, éveil des initiatives, intersection des convergences, rappel des déviations au but, fusion des contraires dans l’unité ; telle est l’excellence des rendez-vous. Il en sort un éclaircissement.

 

Il manquera à ce palais de l’Exposition ce qui lui eût donné une signification suprême, aux quatre angles, quatre statues colossales, figurant quatre incarnations de l’idéal : Homère représentant la Grèce, Dante représentant l’Italie, Shakespeare représentant l’Angleterre, Beethoven représentant l’Allemagne, et, devant la porte, tendant la main à tous les hommes, un cinquième colosse, Voltaire, représentant, non le génie français, mais l’esprit universel.