Depuis quelques mois, j’écoute Étienne Daho presque quotidiennement. Je le connaissais, sans plus. Au détour d’une interview, sa sensibilité m’a interpellée, et je me suis intéressée à sa musique. Blitz, sorti, si je ne m’abuse, en 2017, est, pour l’instant, l’album qui me plaît le plus, même si je n’en connais pas toutes les chansons très très bien. Pour résumer, j’ai l’impression d’être dans un autre monde quand je l’écoute. Aujourd’hui, je me prête à un exercice peut-être difficile : écrire mon ressenti au fil de l’écoute, en quelques lignes.

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Cet album 💜 #EtienneDaho #Blitz

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Les Filles du Canyon

« Il y a une porte dans le désert, ouvre-la, tu trouveras ici un autre paradis »

Ces mots (cités à la fois en français et en anglais, par Duggie Fields, si je ne me trompe pas) ouvrent l’album, avec un son un peu rock, l’impression de se trouver, effectivement, dans un désert ou un canyon, de s’être envolé vers les grands espaces américains. Le mystère m’englobe, la mélodie m’emporte, tout comme la voix de Daho.

Chambre 29

Une mélodie plus douce, avec quelques passages dont la mélodie m’évoque des mystères. Le genre de chanson que j’aime écouter en me promenant tranquillement près des bassins ; d’autant plus qu’elle m’évoque autant le printemps que l’automne (dont le rouge-orangé est mentionné dans la chanson).

Le Jardin

Écrite, il me semble, en hommage à sa sœur décédée, cette chanson a pourtant un rythme assez entraînant. J’aime l’évocation des rafales de senteurs qui viennent alléger nos âmes et nos cœurs. 

Les Baisers Rouges

On enchaîne avec un rythme plus langoureux. Je ressens toujours cette impression de mystère, et le sentiment d’être ailleurs se fait d’autant plus sentir avec cette chanson. Cette chanson, qu’au moment d’écrire ces lignes, je connais très peu, me semble être à écouter sous une lumière tamisée, en pleine nuit pour en savourer pleinement l’effet (je testerai).

Les Cordages de la Nuit

En voilà une que je n’ai dû écouter qu’une seule fois ! Encore une fois cette impression de mystère. Et, pour une touche d’humour, la musique, par moments, m’a fait penser à de la musique pour Halloween, me rappelant des souvenirs de cassettes de chansons Disney, dont Le joyeux royaume des fantômes (je ne me souviens plus du titre exact), dont le « clip » a été tourné dans la maison hantée, il me semble. Le refrain m’emporte, me fait planer.

Les Flocons de l’Été

J’aime énormément cette chanson, qui me rend nostalgique, me donne l’impression de sortir de mon corps, avec sa mélodie lente. Avec le Tout est blanc qui revient, j’ai aussi une impression de pureté, alors que le reste des paroles me donne le sentiment inverse. En y réfléchissant, j’ai l’impression que cette chanson représente, par certains aspects, mon état mental actuel, espèce d’entre-deux. Cette chanson m’émeut.

Voodoo Voodoo

Le début me rappelle l’Orient, sans que je sache pourquoi, mêlé à des sonorités rock. J’ai aussi l’impression d’un retour aux États-Unis du début de l’album. Il s’agit peut-être de la chanson que j’apprécie le moins sur cet album, sans que l’écoute soit désagréable.

L’Étincelle

Le tout début me paraît très mystérieux ; arrive la batterie, la douce voix de Daho, et j’ai le sentiment de plonger dans un James Bond (si cette chanson pouvait se retrouver dans le prochain film, pour qu’on assiste à un duo Daho-Craig, je serais la plus heureuse du monde). Ce qui me frappe, dans le refrain, c’est le sentiment d’urgence – de plus en plus fort au fur et à mesure que la chanson avance, d’ailleurs – que trahit la voix de Daho en chantant Au fond de nous l’étincelle. Et là, il m’hypnotise complètement.

The Deep End – duo avec Jade Vincent

Le début est acoustique. De jolies sonorités, presque orientales, s’ajoutent. Encore le sentiment d’être hypnotisée.

Hôtel des Infidèles

Le début me semble différent de tout le reste de l’album, tout en gardant une mélodie un peu mystérieuse… Puis, tout en gardant son originalité, la chanson semble se fondre dans l’album. Le refrain m’emporte grâce à la mélodie et la voix de Daho. Il se pourrait bien que j’écoute de plus en plus cette chanson. Oh, et la basse de la fin, mêlée aux soupirs, est géniale.

Après le Blitz

Il s’agit de l’une de mes chansons préférées d’Étienne Daho. J’ai même du mal à écrire, car habituellement, je ne réponds plus de rien lorsque j’écoute Après le Blitz ; impossible de dire quoi que ce soit. L’intensité de la musique augmente progressivement. Je ne peux m’empêcher de bouger, alors que je n’aime pas tellement danser (et que je ne sais pas danser, d’ailleurs). Seul conseil : écoutez la version complète (6 minutes 41) plutôt que la version « coupée », bien que la toute fin soit déstabilisante. Nous danserons dessous les bombes, derniers adieux à l’autre monde.

Petite anecdote : j’étais tellement à fond dans la chanson que j’écrivais n’importe quoi, je mélangeais tous les mots ; voilà la puissance qu’exerce cette chanson sur moi.

Nocturne

Encore une chanson qui m’hypnotise totalement, grâce à la lenteur du rythme et, une fois n’est pas coutume, à la voix de Daho (j’y suis réellement très sensible). Il y a quelque chose de très sensuel dans cette chanson.

Et on termine l’album avec ces paroles : Nous allons voyager léger.


Je me suis donc prêtée à cet exercice en mode « écriture automatique ». Je ne retouche pas mes textes, ils représentent mes sentiments du moment. Il y a des répétitions, forcément, l’album étant une entité que je trouve, dans sa globalité, mystérieuse, envoûtante, et hypnotisante. Presque toutes les chansons me donnent l’impression d’être ailleurs que sur Terre. 

Je vous partage une playlist comportant toutes les chansons de l’album !