Peut-on vraiment n’avoir aucun cœur ?

D’un côté, Lucille, dite Lucy, qui a perdu sa maman, et dont l’une des sœurs se bat contre un cancer. De l’autre, Graham, écrivain qui fait face au décès de son père, lui aussi écrivain, adulé par des milliers de personnes, mais que Graham exècre. Puis arrive la rencontre entre les deux personnages, rencontre qui changera leurs vies. Si elle vit de ses émotions, lui les éloigne, le laissant apparaître comme quelqu’un de très froid, et même parfois franchement désagréable.

Un roman qui se dévore, puisqu’il se lit à la vitesse de l’éclair. Une autre histoire écrite par Brittainy C. Cherry, dont j’avais adoré The air he breathes et The Silent waters. Je ne suis, encore une fois, pas déçue. C’était pile le genre d’histoire qu’il me fallait en début d’année (après avoir cherché, en vain, une romance de Noël qui me tenterait).

Je dois dire que je me suis attachée facilement aux personnages. J’ai aimé que la romance et l’érotisme ne prennent pas le dessus, ce que je regrette souvent dans les rares romans de ce genre que je lis. On est plutôt face à un drame psychologique, comme c’est indiqué sur la quatrième de couverture.

Le final est forcément peu étonnant, il faut le dire. Cela étant, aucune situation ubuesque ne vient clore le roman, ce qui m’avait déçue dans les deux autres romans lus de l’auteure. 

Il ne s’agit pourtant pas d’un coup de cœur. Seulement, l’histoire est simple, m’a plu, et l’auteure questionne les émotions, le fait de les montrer ou de (se) les cacher, et il s’agit d’un sujet qui me plaît bien. Elle montre aussi ce que peuvent être des relations amoureuses malsaines à travers plusieurs personnages, thème qui revient de plus en plus dans tous les genres de littératures. J’ai aussi apprécié de connaître l’histoire en ayant les points de vue des deux personnages principaux,  au lieu de n’avoir qu’un seul narrateur.

Un gros bémol, cependant : je suis désolée, mais la correction laisse franchement à désirer. Il y a beaucoup trop de coquilles, des noms de personnages qui sont mélangés, des incohérences. Pour le prix du bouquin, ça laisse à désirer (et puis même sans ça…). Alors certes, l’auteure aurait peut-être pu éviter d’appeler un personnage Mari et un autre Mary, surtout qu’aucun lien n’est fait entre les deux, mais tout de même…


Je n’étais pas sûre de vouloir lire The Fire, j’attendais de voir ce que j’allais penser de The Gravity of Us, mais je suis désormais certaine de me le procurer pour le lire cette année (je l’ai mis dans ma liste pour le défi Lire en couleurs de 2020, que je n’organise plus officiellement, mais que je continue à faire pour moi-même ; je l’ai quelque peu modifié et peux vous en parler si vous le souhaitez, ou vous faire parvenir la liste des consignes si vous avez envie de le faire [il y a 120 consignes, mais ce n’est plus une couleur par mois ; il s’agit simplement de répondre au plus de consignes possible, advienne que pourra 😉 ).

J’ai donc bien commencé 2020, avec un roman qui n’intéressera certes pas tout le monde, et qui présente peu de surprises, mais qui ne prend pas la tête, se lit vite, et a, pour moi, été une lecture agréable !