Le titre est on ne peut plus clair : Louis Roubieu, soixante-dix ans, et sa famille (nombreuse) subissent une inondation suite au débordement de la Garonne.

Ce récit à la première personne se lit d’une traite tant l’horreur de la situation vous prend aux tripes ! Parue en 1885, cette nouvelle est en plus inspirée d’un fait divers de 1875. Tout cela fait froid dans le dos !

Ici, ce n’est pas tant le style que le récit qui fait accrocher à la nouvelle. Sa durée est plutôt courte (un début de soirée jusqu’au lendemain matin) et tient sur une quarantaine de pages. Le tout est simple à lire et peut tout à fait convenir pour une première lecture de l’auteur.

L’Inondation rappelle l’inégal combat entre les forces de la nature et l’Homme, ce que les catastrophes naturelles peuvent avoir comme conséquences, etc. Un sujet plutôt d’actualité, même si je crois qu’il l’a finalement toujours été.

Puisque le narrateur se trouve être le plus âgé de sa famille, toutes sortes de réflexion lui viennent en tête au début du récit sur ce qu’est la fin de vie, ce qu’il laissera derrière lui, etc. 

Je me rends compte que ce n’est peut-être pas une nouvelle à lire en période de déprime ou de stress… Mais un récit à lire pour l’intemporalité des thèmes développés.

Dans Pour une nuit d’amour chez Folio 2 euros.