Cette semaine, je vous propose un extrait de Pour une nuit d’amour de Zola, qui confirme un peu plus mon amour pour cet auteur.

Ce rendez-vous a été proposé par Les Bavardages de Sophie. Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs.

Couverture Pour une nuit d'amour

Il avait eu beau, pendant de longs mois, ouvrir les yeux et prêter les oreilles, il ignorait encore l’existence intérieure de cette maison solennelle, où il emprisonnait son être. Des bruits vagues, des lueurs perdues l’égaraient. Étaient-ce des fêtes, étaient-ce des deuils ? il ne savait, la vie était sur l’autre façade. Il rêvait ce qu’il voulait, selon ses tristesses ou ses joies : des jeux bruyants de Thérèse et de Colombel, des promenades lentes de la jeune fille sous les marronniers, des bals qui la balançaient aux bras des danseurs, des chagrins brusques qui l’asseyaient pleurante dans des pièces sombres. Ou bien il n’entendait peut-être que les petits pas u marquis et de la marquise trottant comme des souris sur les vieux parquets. Et, dans son ignorance, il voyait toujours la seule fenêtre de Thérèse trouer ce mur mystérieux. 

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