Thérèse est élevée par sa tante et doit épouser son cousin, Camille, homme chétif. Au contact de Laurent, peintre raté, sa sensualité s’éveille. Celui-ci devient son amant. La suite, à vous de la découvrir. Pour plus de surprise au cours de la lecture, évitez les résumés des quatrièmes de couverture.

Couverture Thérèse Raquin

Des personnages résolument humains et pourtant glaçants. Le malheur constant. Une sensation poisseuse, l’horreur qui s’infiltre par tous les pores. Thérèse Raquin ne m’a pas laissée de marbre. Et dire que je ne voulais pas lire Zola il y a quelques semaines encore ! J’aurais raté quelque chose.

Dans cette histoire, les horreurs dont est capable l’être humain ressortent implacablement. Zola analyse chaque réaction, chaque sentiment de ses personnages, sans jamais les épargner.


En fait, il m’est très difficile d’écrire cet article. J’ai été obligée de faire une longue pause. Comment vous faire comprendre à quel point Thérèse Raquin a été un coup de poing ? J’espérais forcément apprécier ma lecture, mais je ne m’attendais pas à un tel effet. Alors pour en parler, c’est compliqué. Quelques jours après l’avoir terminé, j’ai déjà envie de relire le roman.

J’ai surtout été marquée par l’ambiance, par le côté sombre de l’humain que chacun a en lui et qui est susceptible de ressortir à tout moment. Jusqu’où peut mener la passion ? La réponse de Zola peut faire peur. Très peur. Et ces personnages, qui adoptent parfois des points de vue que l’on se surprend à comprendre, font froid dans le dos. À vrai dire, mes sentiments à leur égard ont été ambivalents tout au long de ma lecture. Je les plaignais parfois, les comprenais, puis les haïssais. 

En tout cas, Thérèse Raquin aura été le déclencheur de mon amour pour Zola (non, je n’ai pas le sentiment d’exagérer), le bon roman pour commencer à lire cet auteur. Le roman est assez court et contient peu de longues descriptions, pour ceux que cela fait fuir (je vous rassure, j’en faisais partie). Enfin, j’ai été surprise de quelques éléments un peu fantastiques, auxquels je ne m’attendais pas du tout, mais qui participent à l’analyse psychologique des personnages.

287 pages. Pocket.

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