Une BD qui a pour décor l’unité des soins palliatifs d’un hôpital.

Couverture Quelques jours à vivre

Une lecture touchante et enrichissante, un mélange entre tranche de vie et documentaire. Ce n’est pas que l’histoire de Juliette, qui débute tout juste dans cet univers. D’ailleurs, ce n’est qu’un prétexte pour faire débuter le récit.

Le récit est entrecoupé d’informations historiques et documentaires. L’arrivée du premier médecin à Roubaix (il me semble), le développement des soins palliatifs, etc. fournissent de nombreuses informations pertinentes, intéressantes, qui ne laissent pas l’impression d’une simple histoire touchante. Cela dit, certains n’apprécieront peut-être pas. De mon côté, j’ai trouvé que cela apportait une réelle plus-value à la BD, tout en lui conférant une certaine originalité. 

On a aussi des passages où ce sont les divers intervenants du service qui expliquent ce qu’ils aiment de leur métier ou pourquoi/comment ils l’ont choisi. Une impression d’interview qui augmente l’impression de réel.

Et puis, évidemment, il y a la vie dans le service : les réunions, les patients, les rires, les pleurs, les colères, les incompréhensions. J’ai versé quelques larmes à certains passages, même si je n’arrivais pas forcément à distinguer tous les personnages. C’est simplement touchant et difficile à supporter, ces vies qui s’en vont dans la souffrance, encore plus lorsqu’on connaît les difficultés et préjugés auxquels sont confrontés les services de soins palliatifs exposés dans Quelques jours à vivre.

126 pages. Éditions Delcourt.

Publicités