Oui, je sais… plus de deux mois et je n’ai toujours pas terminé La pâtissière de Long Island, ça traîne, ça traîne. Ça me plaît bien pourtant, mais d’autres lectures sont prioritaires. Et puis, le récit souffre tout de même de quelques longueurs. Cela dit, je compte bien l’avancer, car je suis censée lire tous les matins (en théorie). Voici donc un extrait de la page 231.

Ce rendez-vous a été proposé par Les Bavardages de Sophie. Il s’agit tout simplement de donner une citation de la page 31 du livre que l’on est en train de lire. Le but est de découvrir ou de redécouvrir la plume de certains auteurs.

Couverture La patissière de Long island

C’est étrange, chaque nation est convaincue d’avoir découvert LE gâteau au fromage blanc. Les Français utilisent du Neufchâtel. Les Italiens prétendent que les Romains cuisinaient déjà du lait fermenté et du miel dans un pot en terre cuite pour en faire une friandise. Aujourd’hui, ils ne jurent que par la ricotta et le mascarpone. Même les Polonais et les Scandinaves défendent leur gâteau au fromage blanc. Parmi nos compatriotes allemands, les Silésiens et les Thuringiens me semblent s’être particulièrement entichés de ce gâteau. Et bien sûr, les Juifs sont convaincus que le gâteau au fromage blanc s’est répandu dans le monde entier grâce à eux, au gré de leurs migrations. Il doit y avoir beaucoup de vérités là-dedans. L’un des travailleurs du port, qui mange régulièrement chez nous le midi, était autrefois professeur d’histoire à Berlin. Il m’a tenu une petite conférence sur le sujet.

 

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