Il m’a fallu près d’un mois pour venir à bout de cette lecture, mais ne vous y trompez pas : contre toute attente, j’ai bien aimé !

Couverture La nausée

Début de semestre : j’apprends que La nausée est le livre à lire pour le cours sur la littérature des XXème et XXIème siècles. N’ayant jamais lu Sartre, je ne sais pas à quoi m’en tenir, mais je me dis que ça peut être intéressant.

Je lis d’abord À Rebours, de Huysmans, pour mon autre cours de littérature. Je n’accroche pas du tout (cela dit, c’est intéressant à analyser). Alors je me dis que La nausée ne pourra pas être pire. Je me lance doucement, mais confiante, dans la lecture. J’apprends entre temps que les deux romans comportent plusieurs similitudes. J’ai peur. Et puis, finalement, La nausée passe plutôt bien.

Je crois que c’est en grande partie dû au style. La plume est belle, les phrases travaillées. Je ne sais pas pourquoi, ce sentiment a été renforcé à la fin. Les dix dernières pages sont magnifiquement écrites, j’ai fini le livre complètement captivée par les mots de Sartre, en voulant presque que ce ne soit pas terminé. 

L’histoire elle-même ne raconte pas grand-chose. Quoique. Ce que je veux dire, c’est qu’il faut passer votre chemin si vous cherchez de grandes aventures et des rebondissements à ne plus savoir qu’en faire. Antoine Roquentin découvre qu’il existe. Il cherche un but à sa vie. N’en trouve pas. Tente de définir ce que signifie exister. Il vaut mieux ne pas lire ce livre lorsqu’on déprime…

La nausée sert d’illustration à l’Existentialisme de Sartre. Pourtant, je n’y ai pas vu les éléments décrits en cours. Pas tous, du moins. J’ai surtout eu l’impression d’être face à un personnage en proie à une dépression profonde. Comme c’est un thème qui m’intéresse, je n’ai pas décroché. C’est amené d’une manière particulière, que je ne saurais décrire.

Autant vous le dire : je n’ai pas tout saisi. Je ne crois pas, du moins. Certains passages me paraissent flous, et j’espère que les quelques cours suivants m’éclaireront un peu.

Fait amusant : Bouville, ville dans laquelle évolue Roquentin, est inspirée du Havre… Sartre y a vécu, s’y est ennuyé, et a donc écrit un livre retransmettant l’idée d’une ville morte, grise et ennuyeuse. Ne vous y fiez pas, Le Havre, c’est super chouette 🙂 .

Je garderai donc un souvenir plutôt agréable de cette lecture. J’aimerais d’ailleurs lire un autre livre de Sartre. Probablement Les mots. En avez-vous d’autres à me conseiller ?

250 pages. Folio.

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