L’ASMR, technique désormais très connue, m’intéresse depuis environ un an et demi. Dans cet article, je vais tenter de vous expliquer de quoi il s’agit, mais aussi de vous parler de mon expérience, et je vous proposerai un nouveau petit rendez-vous, en lien avec le sujet, évidemment 😉 .

Une petite définition

Le sigle ASMR correspond à Autonomous Sensory Meridian Response en anglais, que l’on pourrait traduire par « réponse automatique des méridiens sensoriels ».

En gros, il s’agit d’une réaction du cerveau suite à un ou des stimuli auditifs et/ou visuels (d’ailleurs, je vois pas mal d’articles omettre les stimuli visuels). Les sensations ressenties suite à ces stimuli sont agréables, ressemblent à la chair de poule, sont plutôt difficiles à décrire. Certains parlent d’« orgasme cérébral » ; les sensations éprouvées, appelées tingles, sont effectivement généralement ressenties dans la tête (ou sur le sommet du crâne), dans la nuque, le dos, mais peuvent descendre jusque dans les jambes. Pour schématiser, imaginez que quelqu’un vous fait un massage, ou encore qu’on vous frôle le bras… Vous y êtes ? On continue !

À noter : comme pour beaucoup de choses, l’ASMR ne fonctionne pas avec tout le monde. Certains trouvent cela plutôt agaçant, d’ailleurs.


Pourquoi, comment ?

Si vous ne connaissez pas du tout, l’ASMR foisonne aujourd’hui (depuis plusieurs années, à vrai dire) sur Internet, grâce aux nombreuses vidéos publiées sur YouTube. Ceux qui créent ce genre de contenu sont d’ailleurs affectueusement surnommés « ASMRtists ». 

Ces vidéos ont pour but premier de vous aider à relaxer. Les tingles ont effectivement des vertus relaxantes, nous détendent. Mais ce n’est pas tout : l’ASMR peut également aider à s’endormir, à calmer des angoisses, ou à se concentrer. Eh oui, certaines personnes seraient bien incapables de s’endormir en écoutant/regardant ces vidéos, mais les utilisent pour réviser ou travailler. Chacun l’utilise comme il veut, selon ses envies et sa sensibilité.

Petit coup de gueule cependant pour ceux qui y voient un sens sexuel : il existe effectivement des vidéos qui ont un thème plus érotiques, mais celles-ci restent une minorité. Certain(e)s ASMRtists abusent des sons et postures suggestifs, c’est vrai. Mais le but visé par l’ASMR n’a rien à voir avec la sexualité, par pitié, ne généralisez pas si vous tombez sur l’une de ces vidéos !

Passons maintenant à une liste (non-exhaustive) de déclencheurs/stimuli utilisés (appelées triggers en anglais).

Stimuli auditifs

À savoir : il est préférable d’utiliser des écouteurs ou un casque plutôt que de laisser le son de votre appareil.

Chuchotements plus ou moins près du micro (ou une voix basse, tout simplement), du tapping (tapoter sur des objets de toutes sortes, plus ou moins fort et rapidement), du scratching (gratter une surface quelconque), du tracing (tracer/toucher un objet), divers bruits de bouche (claquements de langue, par exemple), répétitions de mots/sons déclencheurs (les sksk sont très populaires), brosser le micro, etc.

Stimuli visuels

Mouvement de mains, brosser la caméra/le visage, faire suivre une lumière (comme si on passait un test pour la vue), faire semblant de maquiller le spectateur, etc.

Certaines personnes sont plus réceptives aux déclencheurs visuels, d’autres aux stimuli auditifs. On peut aussi apprécier les chuchotements, mais pas le tapping et ainsi de suite.

Certaines vidéos se concentrent sur un type de déclencheurs, certaines fusionnent le visuel et l’auditif, et il existe également des vidéos plus créatives : les jeux de rôles. Ceux-ci sont nombreux et permettent aux ASMRtists de montrer leur créativité, ainsi que leurs goûts, parfois (en jeux vidéos, par exemple). Certains inventent même des personnages. Bref, l’ASMR, c’est tout un monde !


L’ASMR et moi

J’ai découvert l’ASMR par hasard en cliquant sur cet article du blog Imparfaites, que je suis sur Facebook, qui date de fin avril 2017. J’ai cliqué sur la première vidéo de cet article, par curiosité. Depuis, je ne lâche plus l’ASMR.

Je l’utilise pour me détendre, décompresser, mais aussi pour me concentrer. Lorsque je veux travailler mais que je n’y arrive pas, je mets une vidéo avec des déclencheurs auditifs, et cela m’aide beaucoup. Quand je vivais chez mes parents, je mettais souvent des vidéos ASMR pour m’endormir également, mais maintenant que je vis seule et que je n’ai pas de wifi, c’est devenu impossible (à moins de dormir avec l’ordinateur, ce qui n’est pas très pratique, ou de risquer de dépasser mon forfait de données sur mon téléphone, ce que je voudrais éviter).

Concernant les tingles, je les ressens principalement à l’aide de stimuli visuels, particulièrement les mouvements de mains et le face brushing, où la personne passe une brosse à maquillage, par exemple, devant la caméra. Du côté des déclencheurs auditifs, j’aime bien le scratching, le tracing, ainsi que le tapping lent et doux. Par contre, je déteste regarder et entendre quelqu’un manger.

Et puis, comme pour tout, les goûts évoluent. Par exemple, la technique du kissing, qui consiste à « faire des bisous », le déclencheur étant le bruit provoqué, me paraissait vraiment bizarre au début. Et finalement, c’est une bonne façon pour moi de ressentir les tingles.


Encore un coup de gueule

Pour préparer cet article, j’ai bien sûr été relire l’article sur Imparfaites. J’ai compris qu’en fait, je n’avais pas tout lu, m’étant arrêtée à la vidéo sur laquelle j’avais cliqué. Cette fois, j’ai tout lu, ainsi que les commentaires. Les vidéos semblent « effarantes » pour cette blogueuse, moi je trouve que certains commentaires le sont bien plus. Oui, l’ASMR semble bizarre au début, et parfois encore aujourd’hui, certaines vidéos ne me plaisent pas du tout. Mais de là à s’étonner que les gens qui aiment ça ne sont pas des demi-débiles, il y a des limites. Quand on n’aime pas, ou quand ça nous énerve, on ne regarde pas, et puis c’est tout. Bien sûr, on peut donner son avis, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Sachez aussi que j’apprécie généralement ce blog, et que je ne critique en rien la blogueuse elle-même, qui, d’ailleurs, reconnaît que l’ASMR peut fonctionner pour certaines personnes.

Et puis arrive ce commentaire : « Les gens sont prêts à tout pour faire de la thune sur Youtube… ». Au pire, qu’est-ce que ça peut bien te faire ? Est-ce de la jalousie ? Est-ce que vivre de sa passion et, au passage, aider des gens, est un problème ? Il y a bien des gens qui sont payés à inventer des sextoys, ce n’est pourtant pas essentiel ; cette personne les critique-t-elle aussi ?

Peut-on rester bienveillant et simplement dire « je n’aime pas », expliquer pourquoi et, à la rigueur, dire qu’on ne comprend pas, sans pour autant critiquer à la fois les créateurs et les spectateurs ? 

Sur ce, je vous quitte, bonsoir…


Mais non ! N’oublions pas le nouveau rendez-vous que je vous propose !

Le dernier jour de chaque mois, je présenterai une vidéo ASMR. J’essaierai de varier les ASMRtists et les genres de vidéos. J’espère vous faire découvrir ce monde, si vous ne le connaissez pas, vous faire découvrir des déclencheurs et créateurs, si vous venez de découvrir l’ASMR, et partager avec vous si vous êtes adeptes depuis longtemps ! On se retrouve donc vendredi prochain pour la première vidéo !

Connaissez-vous l’ASMR ? Appréciez-vous cette technique ?

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