Des souvenirs.

La télé, que je ne regardais pas ce soir-là. 

Le match, dont j’ai voulu connaître le résultat.

L’annonce d’événements graves à Paris. 

Flou total.

La découverte de ces ignobles, insupportables crimes.

Le choc.

L’attente d’informations. 

L’attente du sommeil. Trois longues heures.

Cinq heures du matin. Endormissement forcé.

 

Les jours passent. Le choc, lui, reste.

Les années passent. Le choc, lui, reste.

Trois ans sont passés depuis hier. 

Abominable date. Pour se souvenir, ne pas oublier. Rester unis, disent-ils.

Pourtant, est-on vraiment unis ? 

 

13 novembre 2018. 

Le soleil brille, se reflète dans l’eau. Se reflète dans mes larmes.

Les tweets passent. Je ne peux pas les lire.

Je les lis. Je les pleure. 

Les années passent. Le choc reste.

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