Mettre beaucoup de temps à lire un livre n’est heureusement pas toujours mauvais signe !

Couverture Et il neigeait sur le Japon

Et pourtant, les débuts n’ont pas été simples…

Nous sommes au début des années 90, à Toulouse. Un étudiant en sciences rencontre Satoko, jeune japonaise venue étudier la littérature française, un semestre durant. Peu à peu, une jolie histoire se dessine, avec, pour seule ombre au tableau, le retour prochain de Satoko au Japon.

Elle m’a plu. Lui, narrateur, beaucoup moins. Je ne saurais vraiment l’expliquer. J’avais l’impression que, tout en célébrant la langue française, il est très sévère envers son pays, et ça m’a mise mal à l’aise à quelques reprises. Quelques-unes de ses réflexions m’ont fait lever les yeux au ciel… 

Tant qu’à être dans le négatif, autant continuer, histoire de s’en débarrasser… J’ai trouvé que le roman souffrait d’un manque de correction. Entre les diverses erreurs/coquilles et la mauvaise utilisation du passé simple à la première personne du singulier, ça commençait à me peser, d’autant plus que la langue française est mise à l’honneur par les personnages. Ça fait donc un peu « tache » de laisser passer autant d’erreurs, vous ne trouvez pas ?

Ces petites raisons ont réveillé ma paresse… Je le lisais peu ; je choisissais toujours un autre livre, je ne lisais qu’un chapitre à la fois…

Puis je me suis réellement plongée dans ma lecture (cela dit, il faut avouer que je ne lisais toujours pas spécialement vite, mais pour d’autres raisons). Et tout s’est passé beaucoup mieux, même si les points mentionnés précédemment ne se sont pas envolés comme par magie.

La première partie du roman est douce, lente, et la langue est effectivement magnifique : le vocabulaire est riche et travaillé, et le narrateur ne se trompe pas lorsqu’il affirme qu’il ne s’exprime pas comme les autres jeunes de son âge. Mais c’est un régal pour le lecteur. La relation entre les deux personnages évolue tranquillement, ce qui a fait mon bonheur (si vous me lisez, vous n’êtes pas sans savoir que, quand tout va trop vite, ça ne me plaît pas du tout).

La seconde partie, plus rythmée, montre les différences culturelles, sociales et psychologiques des jeunes amoureux. Le tout est très bien développé, pose les bonnes questions. 

Si les histoires d’amour ne vous plaisent pas, il vous sera peut-être difficile de vous enticher de ce roman. Sachez cependant qu’Et il neigeait sur le Japon rend également hommage à la culture, particulièrement à la littérature – le roman est truffé de citations et de références littéraires – françaises, mais aussi (et presque surtout) japonaises. Une plongée au cœur de cette culture vous attend ; on sent la passion de l’auteur pour celle-ci (les titres de chapitres sont traduits en japonais, il me semble !). Une façon d’en apprendre plus sur le Japon à travers Satoko et de, peut-être, vous défaire de vos préjugés, tout comme le narrateur. 

Une jolie histoire poétique donnant des envies de voyage, avec, en prime, quelques surprises (eh, oui, je ne vous dis pas tout 😉 ) pour laquelle je remercie Babelio, ainsi que les Éditions de la Rémanence !

248 pages. Éditions de la Rémanence.

Connaissez-vous Et il neigeait sur le Japon ? Avez-vous envie de le lire ?

 

 

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