Un homme politique fuit la fête donnée en son honneur au Louvre et rencontre, au hasard des salles, une jeune femme.

Couverture Un enchantement

Christian Durieux nous emmène avec lui pour un voyage au Louvre, mettant en lumière certaines peintures. Une belle façon de montrer son amour pour ce lieu majestueux et, plus généralement, pour l’art.

Pour illustrer cela, il choisit de faire se rencontrer deux personnages qu’apparemment tout (ou presque) oppose. Un homme politique, plutôt âgé ; une femme, relativement jeune, dont nous savons peu de choses. Elle est libre, lui voudrait l’être entièrement. C’est aussi, en quelque sorte, un voyage au bout d’eux-mêmes qu’ils font ensemble.

Et puis le lecteur est embarqué dans ce monde onirique, presque irréel, tournant les pages au fil des réflexions des protagonistes. On a l’impression que le temps s’arrête, à la fois pour les personnages mais aussi pour nous. Les détails de l’histoire ne restent pas bien longtemps dans la mémoire, mais les sensations, elles, sont presque inoubliables

Cette bande-dessinée porte bien son titre. Il s’agit effectivement d’un enchantement, à la fois pour le protagoniste qui rencontre cette jeune femme, et pour le lecteur. Et, pour profiter de l’instant, des couleurs sombres, et du voyage, je vous conseille de la lire en pleine nuit, ou avant d’aller dormir (ce que je n’ai pas fait, malheureusement). Ainsi, vous attaquerez la nuit à venir depuis votre bulle enchantée.

Plus qu’une lecture, Un enchantement devient une véritable expérience. À renouveler, bien entendu.

72 pages. Éditions Futuropolis/Musée du Louvre.

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