Premiers mangas que je lis… La série Le mari de mon frère me tentait depuis quelque temps. L’adaptation au format manga s’est faite naturellement au bout de quelques pages, et je suis particulièrement bien tombée, puisque cette série est à la fois divertissante, et essentielle à la société.

Couverture Le mari de mon frère, tome 1Couverture Le mari de mon frère, tome 2

Couverture Le mari de mon frère, tome 3Couverture Le mari de mon frère, tome 4

L’histoire se passe au Japon. Yaichi élève seul sa fille Kana. Un beau jour, un Canadien, Mike, débarque chez eux. Celui-ci n’est autre que le mari de Ryôji, le frère jumeau de Yaichi. Seulement, Ryôji est décédé et Mike vient au Japon pour faire la connaissance de la famille de son défunt époux et du pays d’origine de celui-ci.

Il n’est pas bien difficile de deviner que le thème central de cette série est l’homosexualité. J’ai trouvé le thème extrêmement bien traité ; l’auteur présente différents points de vue (j’y reviendrai), appuie là où ça fait mal, prend le temps de bien expliquer les termes que l’on entend souvent mais que l’on comprend/définit parfois mal (le coming out, par exemple), pose les bonnes questions…

Au Japon, il semblerait que l’homosexualité soit taboue. On n’en parle pas – ou si peu -, on évite parfois les homosexuels, dans certains cas. Beaucoup d’homosexuels préfèrent cacher leur « secret ». Ces réactions et « coutumes » (si on peut appeler ça comme ça) sont représentées dans Le mari de mon frère. Gengoroh Tagame s’attache à faire découvrir son pays de la façon la plus neutre et réaliste possible, sans rien cacher ni juger. À noter : le mariage homosexuel n’est pas reconnu au Japon.

Comme je l’ai mentionné précédemment, les personnages réagissent différemment face à l’homosexualité, et face à Mike. Je veux parler plus précisément de Yaichi et Kana, deux des trois protagonistes (Mike étant le troisième). Kana est une adorable petite fille, légèrement capricieuse, mais aussi très intelligente. Elle accepte Mike tout de suite, le décrit comme étant son tonton canadien, et fait beaucoup réfléchir son papa… Yaichi, quant à lui, émet un peu plus de réserves à l’arrivée de Mike, puis se pose de nombreuses questions sur ses réactions, se remet en question, évolue. 

Il est aussi question de la famille, au sens plus large, des différentes formes qu’elle peut prendre, mais aussi des liens entre les membres d’une même famille, de leur évolution au fil du temps. Le mari de mon frère raconte aussi le deuil, les souvenirs, les regrets parfois… Les pages sont tantôt joyeuses et humoristiques, tantôt plus mélancoliques.

Une belle immersion au Japon, avec des personnages particulièrement attachants, que l’on n’a pas envie de quitter, de belles leçons à tirer de notre lecture, et l’envie de goûter aux nombreux plats dégustés par Kana, Mike et Yaichi.

Avez-vous lu cette série ? Qu’en avez-vous pensé ?

Éditions Ataka. Respectivement 176, 176, 174 et 172 pages.

 

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