Pour septembre, ce sera une citation d’une lecture tout juste commencée, un classique qu’il me tardait de lire : Aurélien, d’Aragon.

Couverture Aurélien

Que c’est beau, Paris ! Là même où les voies sont droites et pures, que de tournants… Nulle part à la campagne, le paysage ne change si vite ; nulle part, même dans les Alpes ou sur les bords de la mer, il n’y a de si forts aliments pour le rêve d’une jeune femme désœuvrée, et ravie de l’être, et libre, libre de penser à sa guise, sans se surveiller, sans craindre de trahir sur son visage le fond de son cœur, de laisser échapper une phrase qu’elle regretterait parce qu’elle aurait fait du mal à quelqu’un…

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