Pour une définition simple du panache, lisez Cyrano !

Couverture Cyrano de Bergerac

Peut-être le savez-vous déjà, le théâtre et moi ne sommes pas particulièrement attirés l’un par l’autre. Cependant, il faut une exception à chaque règle et pour celle-ci, ce sera Cyrano.

Comment ne pas admirer cette pièce d’Edmond Rostand ? Écrite en vers, d’une beauté de langue incroyable, un parfait dosage d’actions et d’émotions, un héros plus qu’attachant… Bref, l’équilibre idéal entre le fond et la forme !

Saviez-vous qu’Edmond Rostand s’est inspiré d’un écrivain français du XVIIe siècle pour créer l’oeuvre pour laquelle il est connu aujourd’hui ? Il s’agit d’Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac, né en 1619 et décédé en 1655.

Je ne connais pas bien cet homme (mais je compte me renseigner à son sujet et, pourquoi pas, en faire un article), je ne sais donc pas dans quelle mesure les deux Cyrano se ressemblent. Mon avis concerne donc le personnage de la pièce et ne peut être imputable au « vrai » Cyrano.

Un homme juste, voire justicier, généreux, plein d’humour et d’allant, amoureux de la vie, mais aussi de Roxane qui, elle, aime Christian. Si Cyrano évoque peu sa souffrance, l’empathie du lecteur lui permet de la connaître, de la comprendre et de la ressentir. J’ai parfois dû retenir mes larmes (ce qui n’a pas toujours fonctionné…) tant l’émotion était forte, tout comme la surprise d’être aussi émue à la lecture de cette pièce.

Avec son nez qui « d’un quart d’heure en tous lieux [le] précède », Cyrano est désarmant de sincérité et de charme. Peut-être cela vient-il de l’amour des mots, peut-être d’un charisme plus beau que la beauté elle-même.  

L’humanité des personnages est parfois déconcertante. Sans rien dévoiler, je dirai simplement que je pense tout particulièrement à Christian, personnage plus sympathique qu’il ne pourrait le paraître au premier abord ; plus complexe peut-être également.

Je retiens principalement de Cyrano de Bergerac les thèmes de l’amour, de l’amour de la vie, et de la beauté, physique et morale. Cyrano en inspirera peut-être quelques-uns à faire de leurs complexes des atouts, ou à les sublimer par un esprit des plus vifs. 

Une pièce à la fois tragique et comique, qui se lirait presque comme un roman, ou comme de la poésie. Une oeuvre bien plus puissante que je ne l’imaginais.

La question est : allez-vous laisser Cyrano vous insuffler un peu de son légendaire panache ?

286 pages. Pocket.

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