En lecture commune avec Éléonore. Nous avons toutes les deux eu besoin de passer tout de suite à autre chose en tournant la dernière page…

Couverture D'après une histoire vraie

D’après une histoire vraie est une autofiction : Delphine de Vigan se met ainsi elle-même en scène dans un roman. Dans celui-ci, elle raconte comment elle a rencontré une femme appelée L. et comment cette dernière a su devenir indispensable pour elle en un court laps de temps.

À travers l’histoire, Delphine de Vigan explore le thème du réel en littérature et c’est là pour moi tout l’intérêt du livre. J’y reviendrai.

Un petit mot sur le roman, l’histoire elle-même : je ne l’ai pas franchement appréciée. En fait, je ne l’ai pas trouvée intéressante et elle m’a plutôt laissé un sentiment de malaise, d’où l’envie de vite lire autre chose. L’amitié presque exclusive est à mon goût trop survolée, je n’arrive pas à en tirer quoi que ce soit. Pour autant, l’histoire et le personnage de L. sont loin d’être inutiles, puisqu’ils servent le propos du livre. Ou plutôt les questions qu’il soulève.

Comme mentionné plus haut, Delphine de Vigan s’interroge sur la part du réel dans la littérature, à la fois en tant que lectrice et en tant qu’auteure. Les lecteurs attendent-ils qu’un auteur raconte toute la vérité, rien que la vérité ? C’est ce que pense L.. De son côté, Delphine pense que les effets de réel sont suffisants. Aussi, comment peut-on affirmer qu’une autobiographie est réelle à 100% ? Qui nous dit que celle-ci n’est pas totalement inventée ? Comment faire la part des choses entre réalité et fiction ? Et surtout, est-ce réellement si important ?

Je trouve ces questions très intéressantes et j’ai apprécié que des opinions divergentes soient présentées. Le livre tourne finalement autour de ce vaste thème, ce qui m’a certainement encouragée à poursuivre ma lecture (j’ai plusieurs fois failli dire à Éléonore que j’allais reposer le livre). Au final, je ne suis pas si j’ai aimé ou non ma lecture : il n’y a que le thème réalité vs fiction qui m’a plu ; l’histoire ne pas particulièrement intéressée et la fin m’a déçue.

J’ai maintenant deux questions pour vous : si vous avez lu D’après une histoire vraie, qu’en avez-vous pensé ? Est-il important pour vous que l’auteur ne raconte que la vérité ?

La chronique d’Éléonore juste ici.

380 pages. Le livre de poche.

 

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