La question de mai était :

Quels sont les trois thèmes les plus importants pour vous en littérature ?

Merci à tous pour vos réponses 🙂

Zéro Janvier – Son blog (Zéro Janvier)

Tout d’abord, tout ce qui touche au deuil, au manque, à l’absence. J’ai lu énormément de livres qui évoquent de près ou de loin ce sujet, et cela m’a toujours touché. Je suis interpellé par cette question : comment continue-t-on à vivre sans l’Autre ? Comment se reconstruit-on après avoir perdu l’Autre ? Quel que soit cet Autre qui est désormais absent. Ce n’est pas innocent si mon auteur contemporain préféré est Philippe Besson qui n’a finalement écrit, d’une façon ou d’une autre, que sur ce sujet.
Ensuite, j’aurai toujours une place particulière dans mon coeur pour le thème de la différence et ses conséquences sur la vie en société (notamment mais pas seulement pour les minorités, quelles qu’elles soient). J’aime les livres qui parlent d’isolement volontaire ou subi, de solitude, de discrimination ; j’aime les personnages introvertis, asociaux, atteints d’un handicap, rejetés par la société dans laquelle ils évoluent ou qui eux-même ne s’y intègrent pas, que ce soit par choix ou parce qu’ils en semblent incapables. J’apprécie qu’un livre évoque les troubles mentaux et leur impact sur la vie en société, ainsi que le regard porté par chacun et par la société sur la différence, au sens large.
Enfin, un thème qui reste essentiel en littérature pour moi, c’est l’engagement politique et le questionnement de notre modèle de société. La littérature n’est pas forcément politique, mais elle peut l’être et j’aime qu’elle le soit. Je ne parle pas forcément de romans se déroulant dans le milieu politique – il y en a toutefois de très bons – mais plus généralement de romans qui parlent de politique à leur façon. La science-fiction peut être très politique, par sa façon d’anticiper en extrapolant des situations actuelles ou passées. Le roman historique peut être très politique, en mettant en lumière les causes de notre passé et les grands mouvements de l’Histoire. Même la littérature dite générale peut être politique, par le regard qu’elle porte sur notre société et la critique qu’elle en fait.
Je ne sais pas si un roman a déjà réuni ces trois thèmes. C’est peut-être déjà le cas, et je l’ai peut-être déjà lu et oublié.

Brèves (et) lectures – Son blog

Question loin d’être évidente même si ma réponse m’est rapidement venue en tête. J’identifie principalement deux thèmes majeurs qui ressortent : le rapport à la vie/mort et le rapport aux autres (amour/amitié/lien familial), et je n’en trouve pas un troisième, premier décalage par rapport à ton sujet. En creusant un peu plus les deux thèmes que j’évoque on découvre des sous-thèmes.

Premièrement sur le rapport à la vie/mort on va retrouver tout un tas d’œuvres qui vont nous questionner sur le sens de la vie, le but de celle-ci ou encore l’origine. La littérature semble servir de catharsis à un mal existentiel humain assez profond. Pourquoi naît-on ? Pourquoi meurt-on ? C’est vrai que tout ça est injuste, on ne choisit ni l’un ni l’autre et finalement on est contraint de les accepter. Pour dépasser tout ça on essaie de donner un sens à sa vie, ce que font la plupart des personnages de roman !

Et puis il y a le rapport aux autres, l’amour déjà. Le Cid est merveilleux en ce sens. La famille aussi, tout comme le rapport aux inconnus, aux étrangers. La littérature permet vraiment de partager l’autre, d’être dans sa tête. Elle permet aussi de voir l’autre à travers les sens du narrateur. Elle nous interroge sur notre rapport au monde (la vie la mort blabla) mais aussi au rapport à notre monde. Il y a évidemment le sexe et les rapports amoureux qui occupent une grande place dans la littérature, quel que soit le genre. Je dirais même que c’est le plus gros thème de la littérature en tout temps. L’amour déborde de chaque livre, qu’il soit traité avec tendresse ou haine.

Ada – Son blog (La tournée de livres)

Question pas évidente, mais trois choses se profilent :
– l’humanisme : il me paraît évident que le respect des êtres humains, des questions problématiques qui traversent nos sociétés sur cette question, m’attirent en premier lieu. Je trouve que ça peut s’appliquer à une grande majorité de mes lectures : il y a souvent quelque chose qui m’y fait penser, même en arrière-plan.
– le féminisme : de manière directe ou indirecte, peu importe, tant que les femmes sont abordées correctement. Bien évidemment, peu applicable pour les classiques.
– la famille : incroyable mais vrai, alors que j’en lis très très peu par peur de tomber sur des trucs gnangnan, j’avoue mon petit faible pour ce genre d’histoires. Je trouve ça important d’évoquer les différentes facettes de ce que peut refléter une famille, de façon négative ou positive.
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