Quelques appréhensions pour finalement ressortir bouleversée de ma lecture.

Couverture En attendant Bojangles

Un couple, leur petit garçon. Commun, mais pourtant, c’est une famille quelque peu atypique : tout ce petit monde n’en a que faire des conventions. La maman change de prénom chaque jour, la famille a adopté un grand oiseau exotique surnommé Mademoiselle Superfétatoire, de grandes fêtes sont quotidiennement données dans leur appartement… Une vie (et une histoire) pleine de fantaisie, et quelques moments qui font bien rire le lecteur.

Le tout semble léger mais devient de plus en plus pesant. Au fil des pages, les thèmes deviennent de plus en plus durs, sombres. Le coup de cœur se fraie insidieusement un chemin, suivi par quelques larmes.

Le plus frappant, c’est cet amour entre Georges et son épouse. Lui est prêt à tout pour elle ; il jongle entre fantaisie et vie réelle, est parfois complètement dépassé par les événements, mais l’étincelle qui brille dans ses yeux lorsqu’il LA regarde est presque visible à travers le papier.

Chaque personnage est touchant à sa manière, mais je crois que Georges est celui que j’ai le plus apprécié. De faux en vrais mensonges, il s’efforce d’apporter du bonheur à sa famille, en faisant preuve d’une écoute et d’un compréhension sans failles.

Les quelques appréhensions que j’avais en ouvrant En attendant Bojangles se sont rapidement dissipées grâce à cette légèreté qui ne l’est qu’à moitié et à ces personnages terriblement fantastiques et humains.

Un tel coup de coeur qu’il m’est difficile d’en rajouter, d’autant plus que le roman est si court que je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de le découvrir par vous-mêmes. Alors laissez-vous bercer par Bojangles si vous le souhaitez, et plongez en compagnie des ces trois fabuleux personnages.

172 pages. Folio.

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce roman ?

Publicités