Un émouvant hommage à la différence.

Couverture Un funambule sur le sable

C’est l’histoire d’un petit garçon surnommé Stradi, qui naît avec un violon dans la tête. Son violon l’accompagne jour et nuit, lui joue toutes sortes d’airs, lui permet de communiquer avec les oiseaux, mais est aussi synonyme de différence, d’handicap.

Je remercie Elisabeth du blog LittéLecture pour l’envoi d’Un funambule sur le sable, que j’ai remporté à l’occasion d’un concours ! Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, aussi le roman a-t-il sagement patienté dans ma bibliothèque, jusqu’à ce qu’il ne tienne plus ; après quelques mois, il a fini par m’appeler, je l’ai donc ouvert… et grand bien m’en a pris !

L’histoire est touchante, tout comme son narrateur : Stradi lui-même. Il nous parle de lui, de sa famille, originale et émouvante, de son parcours et de son violon. Des souffrances, physiques comme psychologiques, vécues aux nombreuses joies rencontrées, Stradi n’oublie rien et touche la sensibilité des lecteurs grâce à sa franchise.

Gilles Marchand s’attaque à un sujet douloureux pour beaucoup : la différence. Véritable handicap ou simple particularité, la différence dérange souvent. Elle est incomprise, parfois crainte, souvent mal vécu par celui qui la porte.

La magie d’Un funambule sur le sable réside dans la façon qu’a l’auteur d’aborder son thème principal. Il réussit à faire passer des messages avec fantaisie, simplicité et sincérité. La plume de Gilles Marchand est aussi pleine de jeux de mots, rendant la lecture encore plus agréable.

J’ai lu, sur Livraddict, je crois, l’avis de quelqu’un disant qu’au final, il avait eu l’impression, une fois passée la partie sur l’enfance de Stradi, de lire l’histoire de quelqu’un de normal, et que cela l’avait déçu.

De mon côté, je crois qu’il s’agit de quelque chose de très positif. Je comprends la déception de cette personne, mais je crois que, justement, si l’on veut faire accepter les différences dans la société, il faut montrer que les gens dits différents ont une vie normale et qu’ils ont les même préoccupations que les autres (l’amour, le travail, la famille, le temps, l’amitié, etc.). Ils ont simplement besoin d’adapter leur quotidien.

Je vous invite donc à vous laisser bercer par Stradi et son violon, à apprendre de son optimisme et de sa persévérance. Je dois aussi dire que, par certains côtés, Stradi m’a fait penser à Martin Eden, du roman éponyme de Jack London.

Qu’avez-vous pensé de ce roman ? Avez-vous envie de rencontrer Stradi ?

354 pages. Aux Forges de Vulcain.

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