La question d’avril était :

Préférez-vous la littérature imaginaire ou réaliste ? Pourquoi ?

Merci à tous ceux qui ont répondu ❤

Zomento – Son compte Instagram (zomento9)

Je préfère la littérature imaginaire parce qu’on peut s’évader du monde réel et que l’auteur peut imaginer plein de détails qui semblent réels, un monde si « parfait ». Je prends un exemple connu de tous : J.K.ROWLING avec Harry Potter, un monde imaginaire et pourtant tous les enfants de 11 ans espèrent recevoir une lettre de Poudlard. On espère que ça soit vrai, donc merci aux auteurs de partager leur imagination !!!

Imagimarion – Son compte Instagram (imagimarion)

J’ai toujours préféré le registre réaliste, même si quelques récits fantastiques font partie de mes coups de cœur. C’est tout simplement parce que je peux m’identifier dans des situations quotidiennes quand c’est un récit sur la vie elle-même, parfois je me dis « mais c’est complètement ça, c’est comme ça que je me suis sentie dans la même situation ! Je ne suis pas toute seule ! » Et dans le cas des polars et thrillers j’ai aussi une préférence pour le réalisme dans le récit, ça ajoute à la cohérence et à la probabilité – par exemple dans la série Coste d’Olivier Norek ou La taupe de John le Carré. 

Ada – Son blog (La tournée de livres)

Je préfère la littérature qui a lieu dans le réel. C’est ce qui me permet de réfléchir sur le monde, ce qui est ce que je recherche le plus souvent dans mes lectures. J’ai besoin d’un humanisme qui soit en rapport avec mon monde, qui me permette une ouverture d’esprit. Le réel me permet d’aborder les choses autrement, j’ai un besoin d’amélioration. On peut trouver aussi un certain nombre de valeurs dans l’imaginaire, mais ce n’est pas aussi fréquent et pas forcément le but… Imaginaire dont j’ai d’ailleurs besoin pour m’évader de temps à autre, faut pas déconner !

Éléonore – Son compte Instagram (amesheurs)

Mon cœur balance entre littérature imaginaire et la littérature réaliste.
Je suis tentée de répondre : « littérature réaliste » à cause de mon amour pour les autobiographies, les instants de vie et autres récits de voyage. Mais la littérature imaginaire m’attire également grâce à la (re)découverte des intemporels. Toutefois, les vies l’emportent ! Elles me permettent de mieux saisir la pensée de l’écrivain : connaître son environnement, son entourage, ses épreuves aident à comprendre certaines prises de positions, je songe Simone de Beauvoir et ses Mémoires d’une jeune fille rangée ou encore à Jean-Paul Sartre et Les mots. J’aime m’immerger dans ces univers, traverser des océans et les années…

Abel Conti – Son profil Wattpad

Seul le mélange des deux me satisfait. La subjectivité est à mon sens ce qui donne son intérêt à la littérature. Lire une description fidèle à la réalité ne m’intéresse pas plus (en dehors bien entendu des récits historiques à proprement parler) qu’une fiction fabriquée de toutes pièces, car c’est dans ce décalage, subtile ou marqué selon les auteurs, entre le réel et la perception du réel, que réside selon moi la magie des mots.

Valentin – Son blog (Lisez voir)

Spontanément, je répondrai que je préfère la littérature imaginaire. En effet, je recherche avant tout dans la littérature l’évasion que le monde réel ne m’apporte pas. C’est pourquoi l’imaginaire d’un auteur peut radicalement me toucher et ne plus me faire décrocher d’un livre.

Bien sûr, certains peuvent objecter et dire que l’on peut trouver dans le réalisme des choses qui vont nous aider à mieux appréhender le monde, à mieux le comprendre et à pouvoir contester des choses de nos sociétés (je pense à Zola évidemment en disant cela, mais j’y reviendrai).

Toutefois, beaucoup de livres imaginaires parlent autant, voire mieux, de notre monde. Dans mes lectures récentes, j’ai découvert Théodose le Petit de l’auteur roumain Razvan Radulescu publié aux éditions Zulma. J’y ai trouvé un monde totalement barré où un petit roitelet se retrouve dans une lutte de pouvoir entre différents nobles de son royaume (un Silure machiavélique qui ne se déplace jamais sans aquarium, un duc colérique, une chouette cultivatrice de fraises ou encore un minotaure cultivateur de champignons). Difficile de faire le lien entre l’univers du livre et notre monde. Pourtant, il s’agit d’un portrait profondément satirique de la Roumanie et une forme de traité de stratégie politique digne de Machiavel !

Rien à voir avec Zola donc, et pourtant ce dernier, malgré son désir réaliste, est un véritable inventeur à l’écriture presque hallucinée. L’Assommoir en est un parfait exemple : ses descriptions des machines à vapeur donnent presque l’impression de lire un livre steampunk ou de science-fiction. Ce méli-mélo entre imaginaire et réalisme se retrouve dans n’importe quelle oeuvre de fiction car c’est peut-être cela la littérature : un subtil mélange entre imagination et réalisme qui fait que, parfois, il est impossible de cataloguer le livre lu (je pense par exemple à Jean-Marie Blas de Roblès dans la littérature contemporaine).

Tout ce mail pour te répondre qu’en fait, je crois que j’aime la littérature qui sait habilement mêler réalité et imagination.

Et vous, dans quel cas êtes-vous ? Quels sont vos livres préférés pour chacun de ces types de littérature ?

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