Victor Hugo, ayant vu plusieurs fois la guillotine à l’oeuvre, ne pouvait supporter que la société fasse aux criminels ce qu’elle reprochait à ces derniers de faire. De ce sentiment d’horreur est né Le dernier jour d’un condamné, plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort.

Couverture Le dernier jour d'un condamné

Déjà lu il y a quelques années, Le dernier jour d’un condamné me rappelait à lui. Je me souvenais uniquement que j’avais aimé (bon, il me restait quelques souvenirs, mais très peu…). Surtout, j’avais oublié à quel point le style de Victor Hugo est magnifique. 

Les premières lignes sont frappantes. On entre directement dans la tête de ce condamné, qui ne sera jamais nommé et dont on ne connaîtra jamais le crime. En effet, Victor Hugo ne voulait pas que le lecteur s’attache au personnage, afin de représenter tous les condamnés à mort, peu importe le(s) crime(s) commis.

Le roman est construit sous la forme d’un long monologue. Ainsi, les arguments pour l’abolition de la peine de mort sont disséminés ça et là à travers les pensées du condamné. Ses souvenirs, ses émotions, ses actions apportent tous des réflexions. Le personnage lui-même se pose des questions ; impossible pour le lecteur de les éluder. 

C’est un roman très dur, et pourtant essentiel, quand on sait que la peine de mort est encore utilisée dans 57 États dans le monde. Un classique à lire et à relire, tant pour le contenu que pour le style, absolument magnifique. 

208 pages. Folio (classique).

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