Julien, célibataire et dépendant affectif, tente de trouver l’amour via les sites et applications de rencontres… Une histoire moderne, parfois drôle, mais comportant son lot de moments sombres…

Tout d’abord, je remercie Timéo Arbakan de m’avoir proposé de lire et chroniquer son roman. J’ai passé un bon moment en compagnie de ses personnages.

Je trouvais le début plutôt agréable sans pour autant être fascinée par ma lecture… J’ai mis un peu de temps à être complètement dedans, je dois l’avouer. C’est la relation entre Julien et Frida qui a été la révélation. 

Effectivement, bien que le récit n’existerait pas sans l’inscription de Julien sur les sites de rencontres, ni sans les diverses femmes qu’il rencontre par ce biais, il s’agit simplement d’une toile de fond. Elle est utile et démontre bien l’effet zapping des rencontres, comme si l’amour était un marché sur lequel les hommes et les femmes étaient à la fois des consommateurs et des biens. Mais ce n’est pas le seul propos (et le seul intérêt) du roman…

Amour, amour, amour…

À travers Frida ou la quête insensée d’un romantique moderne, Timéo Arbakan nous livre toute une panoplie de visions de l’amour, ainsi qu’une analyse des relations hommes-femmes. C’est tout particulièrement à travers le personnage de Frida que ses réflexions portent leurs fruits. Frida fait évoluer Julien, parfois de façon négative, de sorte qu’il en devient agaçant, mais le lecteur ne peut que le comprendre et espérer que sa dépendance affective s’efface peu à peu.

C’est véritablement Frida qui m’a intéressée. Je me suis quelque peu reconnue en elle, la spontanéité en moins. Indépendante, originale, créative, elle ne montre pas facilement ses sentiments afin de cacher la noirceur de son âme. Timéo Arbakan a réussi à faire couler mes larmes à certains moments, notamment lorsque Frida exprime ses émotions (dont certaines ne me sont pas inconnues du tout).

La relation entre Julien et Frida est riche en rebondissements. Entre les non-dits, les problèmes de communication et leur vision de l’amour parfois bien différente, pas le temps de s’ennuyer avec ces deux-là. Outre la narration de Julien, on a également le droit de lire leurs échanges de SMS et autres messages, donnant lieu à toutes sortes de situations, des plus sérieuses aux plus légères, apportant beaucoup de fluidité et de modernité au récit. J’avais un peu l’impression qu’un copain me racontait sa vie, finalement. 

Les autres personnages, principalement féminins, ont leur importance. Je ne me souviens pas de tous, étant donné qu’ils sont nombreux, mais ils apportent tous quelque chose au récit. Une réflexion qui fait avancer Julien, une relation importante qui nous aide à mieux le comprendre, une preuve que l’effet zapping est bien présent dans la société, etc. Timéo Arbakan, par son roman et ses personnages, nous prouve que l’amour (voire la vie) n’est pas un long fleuve tranquille.

Et pour cause : les violences faites aux femmes, la dépendance affective, les douleurs du passé font partie des nombreux sujets abordés par Timéo. Si son roman peut sembler plutôt léger de par son format et son style, ainsi que par l’idée de départ, il a un côté profond et sombre qui n’est pas à négliger et qui m’a charmée.

Une bonne lecture qui pourrait, je crois plaire à énormément de lecteurs ! À découvrir, d’autant plus si vous appréciez les mises en abyme et les références culturelles variées !

Voici la fiche du roman sur le site de Librinova (vous pouvez y lire le début du roman). À noter que le format papier est uniquement disponible en le commandant (vous pouvez aussi vous rendre sur le site de la Fnac, par exemple).

Comment voyez-vous l’amour ? Connaissez-vous des dépendants affectifs ?

 

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