Un grand merci à Virginie Vanos pour l’envoi de plusieurs livres, dont Le Spectateur. Une lecture que je ne saurais vraiment décrire…

Couverture Le Spectateur

C’est l’histoire d’Alex, jeune psychiatre, qui fait la connaissance d’une nouvelle patiente, Alexandra. Cette dernière est reporter, plutôt indépendante et mystérieuse. Axel, d’abord irrité par le comportement d’Alexandra, qui semble jouer avec lui, s’intéresse de plus en plus à elle, pour finir par en être obsédé.

Je vous ai dit que je ne savais pas comment décrire ma lecture. C’est surtout que je ne sais pas si j’ai aimé ou pas. Je n’ai pas détesté, c’est certain, mais je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire autant que je l’aurais voulu. La principale raison à cela ? Le roman est très court. Peut-être trop court pour tout développer correctement. Cela a pourtant un avantage : montrer à quel point l’obsession peut vite s’emparer de quelqu’un.

Je ne me suis pas particulièrement attachée à Axel, mais j’ai apprécié qu’il soit le narrateur de l’histoire. Souvent, les romans montrent le point de vue du patient, de quelqu’un qui va chez un psy alors que dans Le Spectateur, c’est le psychiatre qui raconte. Cela donne un autre éclairage, amène à se mettre à la place des ces professionnels, même si, bien sûr, Axel devient de moins en moins objectif à mesure que le roman avance.

Je me suis, à l’inverse, attachée à Alexandra et je me suis un peu reconnue en elle. Je n’ai pas sa spontanéité, mais je ne me confie pas tellement et j’ai tendance à tester les gens avant de leur parler de moi en profondeur, tout comme elle. Je trouve dommage de ne pas en savoir plus sur elle, mais je crois qu’on en apprend un peu plus dans d’autres romans de Virginie Vanos.

Le livre étant très court, je ne peux pas trop vous dévoiler l’histoire. Elle m’a relativement plu, mais j’aurais aimé qu’elle dure un peu plus, qu’elle soit légèrement approfondie. Le thème de l’obsession m’intéressait, surtout l’obsession d’un psychiatre pour une patiente, mais je crois que j’en attendais un peu trop de ce côté-là. L’amitié est aussi bien présente entre Axel et ses collègues, tous très différents les uns des autres, mais se vouant respect et affection. Ils sont intéressants de par leurs interventions. Chacun apporte son éclairage sur la situation d’Axel.

Du côté de l’écriture, pas grand-chose à redire. Quelques erreurs/coquilles, mais une plume fluide, travaillée, avec un vocabulaire riche, tout en restant accessible.

P.S : Les amateurs de «fin de dingue» seront ravis. Je dis ça, je dis rien 😉

Malgré ma difficulté à complètement plonger dans Le Spectateur, j’en ai apprécié plusieurs aspects. J’ai très hâte de découvrir les autres ouvrages que Virginie Vanos m’a envoyés (Les Sous-teckels et Maldonnes, le tout dernier), car l’auteure semble avoir un univers éclectique et riche ! 

148 pages. Edilivre.

Pour découvrir le roman, voici sa fiche sur Edilivre.

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