Remporté lors du concours organisé par Roman sur canapé, il me tardait de découvrir La fièvre de l’aube. Chronique d’une lecture en demi-teinte.

Couverture La fièvre de l'aube

Dans La fièvre de l’aube, l’auteur raconte en réalité l’histoire de ses parents, Miklós et Lili. Ces deux hongrois sont rescapés des camps, en 1945, et sont envoyés en Suède. Ils ne se connaissent pas. C’est Miklós qui décide d’envoyer une lettre à 117 réfugiées afin de se marier lorsqu’il apprend qu’il est atteint de tuberculose et qu’il ne lui reste que six mois à vivre. Une seule solution lui vient à l’esprit : il faut se marier et guérir. Parmi les réfugiées se trouve Lili Reich, dont il tombera amoureux. 

Il m’aura malheureusement fallu attendre la fin pour être embarquée dans l’histoire. Quand je dis la fin, ce sont les 40 dernières pages environ. C’est pour cela que je parlais d’une lecture en demi-teinte dans mon intro.

Le problème, c’est que je n’arrivais pas à m’attacher aux personnages. J’y ai réfléchi, et je pense savoir pourquoi. Ce qui a posé problème a été que ce soit écrit à la troisième personne (l’auteur est le narrateur). J’aurais préféré avoir l’alternance des points de vue de Miklós et de Lili. Je comprends que cela n’ait pas pu se faire, mais cela m’aurait aidée. Cependant, le roman est parsemé d’extrait de la correspondance entre les deux tourtereaux, ce qui est plus plaisant ! Quelques très jolis poèmes de Miklós figurent aussi dans l’histoire.

Ensuite, Miklós et Lili étant chacun dans des hôpitaux différents, il s’est passé beaucoup de temps avant qu’ils puissent se rencontrer. Ainsi, j’ai trouvé le rythme lent. C’est difficile de critiquer le rythme quand il s’agit d’une histoire vraie. Pour moi, le début a été long, il ne se passait pas grand-chose et j’avais donc du mal à me plonger dans l’histoire. Ajoutez une panne de lecture à tout ça, et rien ne va plus ! 

Malgré tout, il faut reconnaître que c’est un bijou de légèreté, alors que la période était tout sauf facile ! Malgré la maladie, la nostalgie, les horreurs vécues, le ton reste simple et parfois même humoristique. Il n’y a d’ailleurs que très peu d’allusions aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Un côté original par rapport aux œuvres qui traitent de cette période. Péter Gárdos a choisi de se concentrer sur l’histoire d’amour. Ça fait du bien, mais c’est aussi à savoir, car cela pourrait ne pas plaire à certains. 

Bref, je ne déconseillerais en aucun cas La fièvre de l’aube. C’est un roman qui parle d’amour et d’espoir et qui peut plaire à un grand nombre de lecteurs. C’est finalement assez touchant, lorsque l’on pense qu’il s’agit d’une histoire vraie. Je pense que c’est plutôt la forme qui m’a gênée et qui m’a empêchée de pleinement apprécier le récit. N’hésitez pas à lire ce roman et à me dire ce que vous en pensez ! Et, si vous l’avez déjà lu, venez me dire ce que vous en avez retenu, ce que vous avez aimé ! 

238 pages. Éditions 10/18.

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