Merveilleuse relecture de ce livre qui fait partie de mes préférés ! 

Couverture Les quatre saisons de l'été

Quatre histoires. Quatre noms de fleurs. Quatre âges de la vie. Une plume. Une plume sublime et enchanteresse. Grégoire Delacourt nous parle d’amour. De toutes ses saveurs. À travers les histoires et les personnages, le langage des fleurs a une importance particulière et permet de mieux s’approprier les histoires. 

Pour tout dire, mon coup de cœur réside dans deux éléments : l’écriture et le thème de l’amour. L’écriture, d’abord, parce qu’elle est belle, poétique, que Grégoire Delacourt couche sur le papier les mots justes. Les mots que l’on est parfois incapables de trouver, ou encore ceux qui ne veulent pas sortir, qui sont prisonniers de notre corps, Grégoire Delacourt les trouve, les saisit au vol, puis les écrit. Et le résultat est incroyable (du moins, à mes yeux)

Et l’amour. Ah, l’amour ! Parfois gai, parfois triste. Souvent inoubliable. Les histoires des personnages des Quatre saisons de l’été sont un peu tout cela à la fois. Le lien entre chacune des histoires ? Les narrateurs se trouvaient tous au Touquet le 14 juillet 1999. Cet été-là, Cabrel chantait Hors Saison.

 Il y a d’abord Pimprenelle, dans laquelle Louis raconte son premier amour, à 15 ans. Les joies, les peines, les angoisses que cela implique. À travers cela, l’adolescence aussi ; les changements du corps et de l’esprit.

Ensuite, Eugénie Guinoisseau. Isabelle, 35 ans, nous raconte la nostalgie du premier amour. Puis la suite de son histoire, pas toujours drôle. Ainsi que sa rencontre, au Touquet, avec celui qu’elle nommera Monsieur Rose. Je me suis quelque peu reconnue en Isabelle. 

Puis arrive Jacinthe. Monique, qui souhaite devenir Louise, raconte la routine du couple, quand la passion n’est plus là, que les désirs restent sourds, qu’il faut réinventer l’amour, le retrouver. Alors, pour cela, Monique part seule au Touquet, se réinvente en Louise et fait la connaissance de Richard. 

Nous terminons avec Rose. L’histoire d’un couple âgé. Pierre et Rose, tous deux survivants de la guerre. Un amour simple, nécessaire, leur bouffée d’air, en quelque sorte. Leur amour, puis leur famille, c’est ce qui leur a permis de survivre. Et c’est beau. 

Il paraît que certains ont trouvé que Grégoire Delacourt nous présentait une vision très négative de l’amour. Je trouve, au contraire, que de très jolies choses ressortent de ses textes. L’amour est parfois cruel, parfois dévastateur, nul besoin de s’en cacher. Ce n’est peut-être pas le livre à lire lorsque l’on cherche une jolie romance où tout est bien qui finit bien, mais il renferme la réalité, qu’elle soit douce et tendre, ou rude et violente. Un livre dans lequel plonger pour humer le parfum des fleurs et de l’été. 

Avez-vous déjà lu Grégoire Delacourt ?

288 pages. Le livre de poche.

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